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 Et Shariva arriva...

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Lutrak

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MessageSujet: Et Shariva arriva...   Sam 4 Jan - 14:00

RÉCIT COLLECTIF : Et Shariva arriva...

Vous avez peut-être vu la Chronologie, vioci désormais les témoignages des membres ayant assisté aux divers événements.
Attention, si la chronologie est visible et connue de tous, tous comme les compte-rendus d'évéement qui y figurent, les documents qui vont suivre sont, du point de vue RP, confidentiels ! Ils ne servent qu'à apporter une dimension plus importante à l'arrivée de la Déesse du Tumulte sur nos terres.

Nous invitons toute personne à participer, qu'elle soit membre ou non du Royaume, ou encore favori de Shariva, la seule condition étant que votre personnage ait bien assisté à l'événement en question. Envoyez vos participations en privé au Monarque de la Brume, relatant les impressions de votre personnage, ses sentiments, ses craintes, ses ambitions... Le tout sera alors rajouté à la date correspondante ! Nul besoin d'écrire des centaines de lignes, toute contribution même légère est la bienvenue pour donner vie à ce projet !

Consultez la chronologie, partie 5 pour savoir à quoi correspond chaque passage.

Pour vous aiguiller dans la lecture, une balise [Nouveau] sera insérée en cas de nouvelle intervention dans une partie.

Sommaire

Introduction : Et Shariva arriva...

5 Javian 644 : Introduction au Conseil des Sadeurs
11 Javian 644 : Mission de capture de Yujow

1er Flovor 644 : Mission de diplomatie confiée à Mosath et Dechronologue
11 Flovor 644 : Ouverture du Manoir de Lhambadda
15 Flovor 644 : Retour de Miryade et enlèvement de Lokri

4 Martalo 644 : Karnaval
7 Martalo 644 : Quête de vérité du Dechronologue, Sinistrofu
15 Martalo 644 : Décès de Miryade, des mains de Wahn

18 Aperirel 644 : Dépistage de masse organisé par Hyloniaphesa
19 Aperirel 644 : Enquête sur les armes de guerre

31 Maisial 644 : Arrivée des Xaltants

23 Juinssidor 644 : Metamorph-chose

1er Joullier 644 : Mage Jaurdom et les patates

15 Fraouctor 644 : Disparition de Wahn
27 Fraouctor 644 : Jeu de favoris

6 Septange 644 : Comédies improvisées
28 Septange 644 : Retour de Wahn

30 Octolliard 640 : Un sang blanc de fête

8 Novamaire 644 : Wahn organise un dîner à la maison du Royaume.
10 Novamaire 644 : Refonte de la hiérarchie
18 Novamaire 644 : Apparition des âmes perdues : quêtes de Kenpai et Iskandar, et du marteau des bannis.

17 Descendre 644 : Nomination de The Blackmantle au rang de Protecteur

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Mar 22 Avr - 20:31

Journal de l'héritier
4 Javian 644


Du haut du palais de la Brume, j'observai la vie suivre son cours dans la ville, du boulanger pétrissant soigneusement sa pâte aux armées du Royaume s'entraînant aux arts de l'escrime et de la lance.
Mon regard s'attarda sur ces derniers. Dirigée par le général Mosath, notre légion n'avait guère connu de véritables batailles à ce jour, si bien que je craignais de la voir s'effondrer à la moindre escarmouche ennemie.

L'ennemi... Debrad...
Tout le monde en parlait sans vraiment le connaître entre nos murs. Les plus fantasques conteurs le dotaient de menaçantes ailes aux couleurs de ténèbres, de puissantes cornes capables de faire effondrer les murailles d'un seul coup, et d'un souffle de feu ravageur, au brasier éternel.
Le vrai danger de notre opposant se trouvait pourtant être son esprit sournois, son don de manipulation à rendre fou le plus sain des hommes en un instant, et ces hommes et femmes maniant le fer et le feu constituaient une lueur d'espoir aux yeux des habitants, et de surcroît, le disciple de Iop à leur tête s'avérait aussi fort que mille soldats.

Toutefois, Debrad ne constituait pas de la cause de mes tracas ce jour-là.
Ce monde, ce peuple qui, à de rares exceptions depuis trois ans, n'avait connu que le calme et la sérénité, allait devoir affronter les caprices d'une déesse aux désirs tumultueux.

« Shariva, fit une voix derrière moi »

Une silhouette faite de Brume venait d'apparaître à mes côtes, celle du Monarque de la Brume, fondateur de notre communauté séculaire. Les ignorants l'appelleraient « fantôme » ou « errant », mais il représentait bien plus que le commun des mortels pourrait l'imaginer.

« Shariva, confirmai-je sans lever les yeux de nos troupes.
- L'inquiétude vous gagne rien qu'à l'évocation de son divin nom, mon ami. »

Je me tournai vers l'homme-même qui 'avait confié le destin de son propre chef-d'oeuvre, la vie des milliers de personnes déambulant dans les rues juste sous nos pieds.

« Qu'a-t-elle à nous apporter ? Le questionnai-je
- Le marquis de Lhambada cherche à rassembler les communautés capables de rompre l'ennui et la monotonie du Monde des Douze afin de servir la Déesse. Notre Royaume a tout à fait sa place au sein de ce Conseil, et s'attirer les faveurs d'une divinité me semble de bon goût pour notre intérêt. »

Je ne pus retenir un léger gloussement en entendant les propos du Monarque.

« Vous ne croyez pas vous-mêmes aux raisons que vous avancez, répondis-je. Je ne vous connais pas cupide ou cherchant la moindre récompense dans les actes que vous entreprenez, peu importe leur nature. Ne pensez pas me rouler, vous me vexeriez fort.
- Pourquoi donc me demander mon avis lorsque vous avez conscience qu'il ne diffère guère du vôtre ?
- Simplement pour me convaincre que je ne suis pas fou. »

Pour une déesse ne jurant que par l'agitation et le chahut, les gredins égalaient les princes tandis que les gibiers de potence dansaient avec la milice. Qui peut prédire quels genres de fidèles afflueront à ses côtés pour prêcher sa bonne parole ? Les pillards, les brigands et les charlatans... tant de menaces pour notre Royaume ainsi réunies, des menaces que la Brume seule ne saurait écarter. Et pourvu que le spectacle lui paraisse accommodant, Shariva prendrait un malin plaisir à voir ces bandits démonter pierre après pierre les murs et les maisons, voire notre haut temple de la Brume.

Alliée, elle n'était point. Pour autant, elle ne figurait pas plus chez nos ennemis, et gagner une place auprès de ces dangers permettrait de mieux les appréhender.
Espionner... Ce simple mot écorchait mes lèvres à qui le temps en avait pourtant montré tant d'autres.

« Protéger notre terre encore si fragile, ainsi constituera ma mission, repris-je.
- Ne craignez-vous pas d'être mis à jour par la déesse, le marquis, ou même ses autres fidèles ?
- La Déesse acquiescera le moindre de mes faits tant que je répandrai ses principes à travers le monde. Les autres membres m'inquièteront bien moins lorsqu'ils se trouveront à portée de ma pelle. Quant au marquis... Voici un personnage pour qui les mystères persistent trop à mon goût. »

Bien sûr, jouer les agents infiltrés ne constituait nullement mon unique motivation à rejoindre les Sadeurs, mais la sauvegarde de mes loyaux sujets m'importait plus que toute autre cause.

« Mais vous, cher Monarque, me permis-je alors. Malgré l'importance que vous donnez à vos sujets, je sens en votre humble personne d'autres desseins à assouvir, est-ce exact ? »

La forme de Brume disparut alors dans un nuage de fumée.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Lun 19 Mai - 15:38

Ces lignes retracent l'accession du Royaume de la Brume au Conseil des Sadeurs.

**********

Journal de l'héritier,
5 Javian 644


Exténué... Je me trouvais allongé sur mon épais matelas rembourré de plumes de tofus, les bras pendant de part et d'autre du lit, et mon regard fixant le plafond vierge de la chambre de "l'Héritier". La journée fut éprouvante et n'apaisa nullement les craintes que j'éprouvais à l'égard de la déesse du Tumulte et de ses serviteurs.

Un pantin... Moins encore qu'un laquais de Shariva, je ne représentais finalement qu'une vulgaire marionette, et la déesse en tirait les ficelles à sa guise. Ses favoris m'emmenaient exploraient divers endroits à la recherche d'une inexistante récompense, d'un trésor imaginaire, accomplissant une quête sans fondement... Simplement pour l'amuser. J'ose au moins espérer que le spectacle lui satisfait, tant mon esprit se sent épuisé en si peu de temps.

Alors que sonnait à peine la nouvelle année, ce jour devait être celui de la Brume, de son introduction au Conseil des Sadeurs, une cérémonie en son honneur. Wahn, vieux naïf que tu es. Placé sous le signe de Shariva, ce jour devenait plus qu'imprévisible, et les embûches sauraient bien assez tôt s'inviter à la fête.

Et ce fut au château d'Amakna, dans une salle de théâtre grouillante de monde que tout débuta. Dissimulés sous leurs inquiétantes capuches, les favoris de Shariva s'affairaient à d'étranges répétitions. Malvadar Jandric, agissant en maître de cérémonie, épatait la galerie de ses tours de passe-passe exécutées d'une main de maître, et j'admets avoir apprécié découvrir ainsi une infime partie de ses talents, dans une ambiance encore fort joviale. Et je m'esclaffai. Et d'un coup, tous les regards semblèrent se tourner vers moi.

Sans m'en rendre compte, j'avais été transporté sur la scène, au centre de toutes les attentions, tout près de l'intimidant manteau rouge de Malvadar. Distinguant à peine les visages de toutes les personnes présentes dans le public, je sentais surtout peser sur moi les regards des favoris de la Déesse. J'apercevais sous chaque capuche deux inquiétants cercles lumineux me scrutant, me transperçant la chair et l'âme comme les crocs d'un smilomouth savourant sa proie. Et subitement, le décor se transforma.

Nous nous trouvions tous alors près d'un lac, juste au Sud d'un campement bwork que j'avais eu tout le loisir d'exploirer durant ma lointaine jeunesse. L'on exposa alors l'origine de ce plan, et l'existence d'une puissante relique qui serait parvenue aux bworks le jour-même de mon arrivée en ces terres. Et alors qu'après une périlleuse infiltration suivie de deux combats acharnés, je pouvais caresser le coffre de mes doigts fripés, que pensez-vous que j'y trouvai ?

Une blague... Une poignée de kamas en chocolat et un parchemin du marquis de Lhambadda à mon adresse... La belle affaire... Je sentis alors tout le poids que l'allégeance à Shariva me coûterait... Ce qu'elle coûterait au Royaume. Je l'entendais aisément, la déesse riait. Elle riait de moi. Elle riait de ce vieux fou aux rêves inaccessibles. Et je m'entends encore répondre aux favoris qui m'entouraient "Louée soit le Tumulte !"

Wahn... Combien de temps tiendras-tu à ce double jeu ? Servir le Tumulte pour t'en protéger, quelle entreprise as-tu entamé ? M'arrachant à ces pensées, je me relevai d'un trait de mon matelas, donnant un violent coup de poing à un poutch entreposé là, qui n'avait rien demandé... Et j'en tirais plus de douleur que de soulagement.

"Et le Tumulte était, et Tumulte sera,
Le Royaume de Brume point n'y survivra."

Mon sang ne fit qu'un tour lorsqu'une voix familière résonna dans mon dos. Me retournant, je distinguais avec aise la frêle silhouette de cet homme, au casque à cornes et au sceptre orné de diamants...
Cet homme... L'Oracle... Un immortel de la Brume rongé par l'ennui, capable de consulter l'avenir, et livrant volontiers ses plus sombres prédictions aux simples mortels.  Ainsi s'amusait-il, observant avec malice les hommes se battre pour leur survie sans pour autant parvenir à échapper à leur funeste destin.

"L'homme souhaite vivre et la mort l'effraie au plus haut point. Pire, elle le dégoûte. C'est dans ces conditions que sa vraie nature se révèle... L'animal menacé n'en devient que plus dangereux, et plus ambitieux. Alors sa tyrannie prend le dessus, et sa bonté autrefois loué s'efface, même pour le plus adulé des seigneurs. Quel si beau spectacle que de voir les condamnés mettre le monde des Douze en péril pour un semblant de vie supplémentaire."

Je n'interrompais pas le monologue de l'Oracle, sachant cela vain. Ce personnage avait de toute manière cette irritante manie de répondre seulement aux questions que l'on ne lui posait pas, qu'il s'agisse de celles que l'on oubliait, ou de celles que l'on redoutait. Tôt ou tard, il livrerait son secret sans que je n'eus à le presser davantage.

" Qui craignez-vous, héritier ? me demanda-t-il
- Quel intérêt de poser des questions auxquelles vous avez déjà les réponses ? répliquai-je
- Toujours cuisiner son plat avant de le dévorer. Vous avez une entière armée à votre disposition, dirigée par votre bras droit, associé et ami, le grand Mosath au bras de fer. Protégé par la Brume dans votre château, que pourrait-il vous arriver ?"

L'Oracle savourait cet instant, avant de délivrer sa prophétie.

"Tant meneur que bras droits sur eux le sort s'abat,
Le vieil homme en émoi s'en remet à la Brume
Le traître enfin se révèle et ainsi s'assume"

Il marqua une pause dans son discours, préparant son dernier vers. Son fatal dernier vers.

"Quant au grand général, il mourra au combat"

**********

Dechronologue, diplomate du Royaume

Je m'en souviens encore comme si c'était hier. Ou plutôt non... Tout s'est passé si vite, ce jour-là, que je ne garde en mémoire que des fragments de la pulsion euphorique qui avait animé les habitants du Monde des Douze.

Tout avait commencé par un carton d'invitation. Papier blanc, encre noire, plume. En quelques heures, il avait été transmis à tout Amakna. On ne parlait désormais plus que de ça, au Royaume : le moment était venu. Nous allions enfin être introduits au Conseil des Sadeurs, haut lieu de collaboration avec les Favoris de Shariva.

Et puis le cinq Javian arriva. En quelques heures, une foule dense et compacte s'était amassée dans la salle du banquet du Château d'Amakna. Non seulement des citoyens du Royaume de la Brume, mais également leurs alliés, sans compter tous les autres, badauds et curieux, qui avaient eu vent de ce qui se tramait. Je ne parviens pas à me souvenir du début de la cérémonie. Les Favoris avaient-ils fait irruption mystérieusement, comme à leur habitude, ou étaient-ils arrivés un par un ? Ça n'a que peu d'importance. Toujours est-il que les fidèles encapuchonnés étaient au rendez-vous, et en grand nombre. Jamais, de mémoire d'homme, on n'en n'avait vu autant rassemblés dans un même lieu.
Puis, un voyage dangereux au campement des bworks, une lutte endiablée, un coffre mystérieux.
Oui, cette cérémonie fut grandiose, et compte parmi les moments les plus mémorables qu'il m'ait été donné de vivre.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:02

Ces lignes content la semaine qui a suivi l'intronisation du Royaume au Conseil des Sadeurs.
Yujow est chargé par Wahn d'intercepter un bandit qui semble en avoir après le Royaume


**********

Journal de l'héritier,
11 Javian 644



Les mots de l'Oracle résonnaient encore dans mon esprit. Le grand général... Mosath, présent depuis presque les tous premiers jours du "nouveau" Royaume était sans doute la personne visée par cette sinistre prophétie. Je devinais sans mal les rires de son auteur face à mes hésitations et mes doutes.

Déjà je refusais d'envoyer mon bras droit dans les missions les plus périlleuses, et, dans la déception de son regard je sentais la fureur du Iop qui pense que l'on ne croit pas en ses capacités sur le champ de bataille. Et pourtant, de ses talents, je n'ignorais rien. Mais de la menace, je n'en savais guère davantage.

On pourrait me croire fou de gober ainsi les paroles du premier venu sans les réfuter. Mais l'Oracle ne se trompe jamais. Pas une de ses prédictions n'avait eu l'honneur d'être mise en défaut. Toutes se réalisèrent en moins d'une année, et les jours qui défilaient aggravaient mon inquiétude.

Soudain, je me rappelai des visages des spectateurs de la cérémonie. Parmi eux se cachaient certainement un ou deux traîtres prêts à exhiber le poignard dissimulé dans leur dos et le planter en plein coeur d'un représentant du Royaume. Au nom de quoi ? Du Tumulte ? De Shariva ? D'une quelconque revanche ?

Je passais mentalement en revue chacun d'entre eux, un à un, quant l'un d'eux me parut des plus suspects. Un individu claudiquant, s'appuyant avec peine sur un sceptre plus grand que lui, portant en guise de coiffe un sac lui recouvrant la tête et le haut du torse, et arborant un visage au sourire lugubre, un sourire semblable à celui que pourrait présenter la déesse tumultueuse.

Puis en vint un autre... Puis deux de plus... Une bande se forma, me fixant, moi, au milieu des favoris de Shariva. Et il ne fallut rien de plus pour les soupçonner d'être des ennemis du Royaume, de mon Royaume.

**********


Journal de Yujow, espion de la Brume


En ce Satuerdor 11 Javian, la capture d'un des bandits qui avait pour cible le Royaume a été un succès, et la mission n'a pas été trop difficile grâce à ma fourberie. Je l'ai d'abord attiré sur le lieu de la capture mais au moment d'effectuer celle-ci le bandit a essayé de me tuer, le pauvre. Je lui ai proposé de le laisser filer en échange d'une certaine somme de kamas, ce qu'il a bien évidemment accepté... mais je l'ai tout de même capturé !

Quel plaisir de lire le soulagement dans ses yeux lorsque j'ai commencé à parler de kamas en échange de sa liberté, alors que tout n'était que mensonge. Je ne me lasserai jamais de cette joie de voir les gens lorsqu'ils se sentent trahis et désespérés. J'aurais préféré le faire souffrir et lui offrir une mort lente et douloureuse mais les ordres voulaient qu'il soit capturé vivant. Pour l'instant nous ne craignons plus rien.

Néanmoins je pense que ceci n'était qu'un avant-goût de ce qui nous attend. De plus, ces bandits doivent avoir eux aussi une source de pouvoir, comme pour nous avec la Brume. Car le jour de la cérémonie, même moi avec mes gènes et mes instincts de sram je n'avais pu remarquer leur présence. Or je peux ressentir les ondes négatives à plusieurs kamètres à la ronde. Le Royaume doit donc s'attendre à ce que ce genre d'évènement se reproduise, voire même à être prêt à se défendre d'une attaque qui risque de ne pas tarder : le bandit avait l'air d'attendre des renforts, mais cela reste encore à prouver. La crapule étant emprisonnée dans le Royaume, nous ne devrions pas tarder à obtenir plus d'informations.

Je propose qu'on avertisse les supérieurs du Royaume de la situation actuelle. Il faut être prêt à combattre mais je ne veux pas que tout le Royaume s'inquiète ou bien rejoigne l'ennemi par peur de mourir, ou encore par corruption... ce qui inclut de ne pas en parler à Spree

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:05

Dans ces lignes, vous trouverez les impressions sur la mission confiée à Dechronologue et Mosath, chargés par Wahn d'aller enquêter sur la présence de ces bandits sur l'île des Wabbits, le 1er Flovor 644.



**********



Dechronologue, diplomate du Royaume


Ce jour-là, l'Héritier nous avait convoqués, Mosath et moi-même, en salle de commandement. J'étais fébrile. Ces invitations étaient suffisamment rares pour n'être pas dénuées d'importance ; et je savais Wahn très préoccupé ces derniers temps. Il paraissait, malgré sa popularité toute nouvelle due à son accession au Conseil des Sadeurs, inquiété par une menace que j'ignorais encore. De plus, Mascarada m'avait fait part d'une rencontre alarmante avec un personnage qui l'était tout autant. Agitée, elle avait été incapable de me raconter en détail de ce quelle avait vu, et je crois aujourd'hui que je n'aurais pas été dans un meilleur état si j'avais été à sa place, seul devant... ça. Ainsi, pour toutes ces raisons et pour bien d'autres encore, c'est les mains moites et le cœur battant que je me rendis en compagnie du Général, qui lui semblait stoïque comme à son habitude, à la rencontre de Wahn.
Dès notre arrivée, ce-dernier nous détailla notre mission. Je fus aussitôt rassuré. Il ne s'agissait en vérité que d'une simple inspection de l'île des Wabbits pour y trouver des informations quant au passage de malfrats. Sur le coup, je ne me demandai pas pourquoi moi, et surtout Mosath, avions été dépêches pour cette mission apparemment sans importance. J'avais simplement hâte d'en finir avec une besogne qui s'annonçait déjà fastidieuse : aussi me dépêchai-je, avec mon compagnon, de fendre les flots jusqu'à ladite île.

Nous rencontrâmes d'abord un insulaire cawottophile, qui nous livra des informations douteuses à propos d'un prophète wabbit, ou je ne sais quoi d'improbable. N'ayant d'autre choix que de se fier à lui, et malgré le scepticisme tout particulier de Mosath, nous nous dirigeâmes aux alentours du cimetière d'Amakna, qu'avait évoqué le wabbit. Là, une surprise de taille nous attendait. Après avoir fouillé minutieusement les alentours de l'endroit pointé sur notre carte, nous découvrîmes un endroit des plus curieux. Une tombe, une crypte, un sanctuaire ou que sais-je, c'était une salle souterraine bien dissimulée aux yeux des curieux, un repaire de Wabbits. Partout, des cawottes en décomposition, des crânes de wabbits, des stèles... L'endroit faisait froid dans le dos et aurait paru totalement abandonné s'il n'était éclairé par des cawottes-torches, disposées aux endroits les plus sombres. Nous fîmes tout d'abord la rencontre un Grand Pa Wabbit qui semblait avoir perdu l'esprit, mais il succéda rapidement à... autre chose. En effet, nous tombâmes nez à nez, ou plutôt nez à corne avec une créature bien étrange, dotée de parole, à l'apparence humanoïde. Il s'agissait en vérité d'un petit homme vêtu d'un pagne court et coiffé d'un casque imposant et cornu. Je ne saurais dire si j'ai vu son visage, mais je crois que je me souviens de ses yeux. Petits, perfides et brillants, ils semblaient nous observer et se moquer de nous. J'étais mal à l'aise. Qui était-il, et que faisait-il ici ? Il semblait nous connaître, même très bien, et disait s'appeler l' « Oracle ». Pendant tout le temps que nous le vîmes, il proféra des sentences mystérieuses et qui, alors, me semblaient vides de sens. Au sujet du Royaume, de Lokri Ier ou encore de Debrad Num, personnages qu'il semblait connaître mieux que lui-même.
C'est alors que, à la fin de son récit farfelu, l'homme prétendit vouloir nous livrer l'un des secrets les mieux gardés du Royaume de la Brume. Une prophétie... A ce mot, j'en frissonne encore. J'ignore toujours si ce qu'il nous dit ce jour-là contient une once de vérité. Mais ce que je sais, c'est qu'après ses révélations, rien ne fut plus jamais comme auparavant...

« Tant meneur que bras droits, sur eux le sort s'abat
Le vieil homme en émoi s'en remet à la Brume
Le traître enfin se révèle et ainsi s'assume
Quant au grand général, il mourra au combat »

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Mosath, général de la Brume

«[...] Quant au grand général, il mourra au combat »

Voilà les seuls mots que j’ai retenus de cette mission. J’ignore si c’est de moi dont la prophétie parle, mais Wahn en a l'air convaincu … Et s’ils disaient vrai ? Si ma vie touchait vraiment à sa fin ? Me voilà donc confronté à deux options : Me battre et mourir ou me cacher et vivre… Ai-je vraiment le choix ?
Non, Wahn a tant fait pour moi … Depuis que je l'ai croisé, je suis devenu un véritable guerrier d'Iop. Je ne peux pas me permettre d’envisager la seconde option. S’il n’avait pas été là, je serai surement déjà en train de pourrir six pieds sous terre.
Mais pourquoi cet oracle nous a pondu ça ? Et pourquoi maintenant ? Me prendrait-il pour un lâche ?
Pour le moment, j’ai beaucoup de questions et aucune réponse … Si ce n’est que je suis un guerrier. En tant que tel, je ne peux pas choisir une moitié de longue vie où je me cacherai en attendant ma mort. Je dois faire honneur à Iop, je dois servir la Brume, je dois servir Wahn ! Tel est mon devoir, tel sera mon but. Et peu importe ce qu’il adviendra ! Si je dois mourir, ce sera en homme libre, fidèle à lui-même, à ses principes et à sa parole ! Dans mille ans, on racontera encore mon histoire, l’histoire du valeureux soldat qui a préféré combattre jusqu’à la mort à une vie dans l’angoisse de sa mort.
Mais j'ai l'impression d'être tenu à distance ... Wahn cherche à me protéger, et pour cela, il s'isole. Peut-être est-ce justement le but de cette prophétie ... Ou a-t'il quelque chose à cacher ? Nous le saurons probablement bientôt.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:06

Ce passage retracera l'ouverture du Manoir de Lhambadda, le 11 Flovor 644

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Déchronologue, diplomate du Royaume

Depuis des mois, on en parlait. Le Manoir de Lhambadda allait ouvrir ses portes. J'étais à la fois fébrile et inquiet. Qu'allait-on découvrir dans cette étrange bâtisse, qu'on disait remise à neuf ? Tout était bien vague. J'avais, quelques jours auparavant, participé à un appel massif supposé mener à son ouverture. Tout Amakna s'était alors rassemblée pour tenter de mettre fin à cette terrible attente. Mais rien. Encore une "tumultueuse" surprise de ceux qu'on nommait les Favoris de Shariva. Depuis, j'attendais, comme les autres, ce qui allait advenir. Et s'il s'agissait également d'une autre farce de mauvais goût de la part des messagers encapuchonnés ? J'avais beau croire en Shariva, j'avais beau avoir longuement discuté avec l'un de ces Favoris, ma nature sceptique insinuait en moi le doute. Q'importe ; la réponse à toutes ces questions ne tarda guère à venir et dépassa tout ce que j'avais pu imaginer, balayant du même coup ce qui subsistait dans mon esprit d'inquiétude.

C'était arrivé par hasard, alors que mes activités de commerçant m'avaient conduit à Astrub, où j'errai d'hôtel de vente en hôtel de vente, en quête de rareries que je pourrais négocier à bas prix. Comme à chacune de mes visites, je ne manquai pas de flâner dans les rues commerçantes, me délectant de ces grandes maisons reconnaissables entre mille, qui faisaient le charme d'Astrub. Et, comme à chaque fois, mes pas me portèrent jusqu'au manoir de Lhambadda, ou du moins jusqu'à cette bâtisse immense, au Nord-Est de la ville, supposée être devenue la propriété des adorateurs de Shariva. Mais cette fois-là fut différente des autres. En effet, alors que j'approchais, voyant déjà se dessiner, à quelques rues de là, les contours de son toit, quelques notes de musiques me parvinrent. D'abord très lointaines, celles-ci semblaient se faire de plus en plus nettes au fur et à mesure que j'approchais. Je réalisai alors que l'endroit d'où elles provenaient, eh bien, c'était le Manoir de Lhambadda. Je mis quelques instants à comprendre.
Le Manoir de Lhambadda.
Ça y était.
Il était ouvert.

Sa silhouette imposante se dressait à présent devant moi. Je pris quelques instants pour l'étudier, rêveur. Quelque chose paraissait changé. Mais quoi ? Mes yeux parcoururent ses petites fenêtres mystérieuses, ses poutres massives, les blocs de pierre taillée qui la soutenaient. C'étaient les mêmes. Je reconnus également la grande porte, pour laquelle une dizaine de bras avait dû être mis à l'épreuve pour acheminer jusque là. C'est alors que je le vis. Au dessus de celle-ci, un visage rieur - hilare, même - semblait se moquer silencieusement de moi.
Une farce.
Shariva.
Un sourire fendit mon masque et, n'y tenant plus, je tirai le battant qui me séparait de mon destin, me soustrayant, pour une seconde, au regard presque pesant qui ornait la façade. Et je m'ouvris au Tumulte, guidé par un rythme endiablé joué au piano, bercé par les éclats de voix qui perçaient de nulle part. La première chose que je découvris fut un hall majestueux, mais le manoir de Lhambadda, c'était bien plus que ça. C'était d'abord une immense salle où une multitude de personnes, de tous les horizons, se tenaient : on y mangeait, on y buvait, on y parlait fort, on gesticulait dans tous les sens... Un désordre absolu dans lequel, pourtant, cette cohue semblait évoluer naturellement. Je me frayai un chemin parmi le flot des convives, non sans renverser au passage une coupe pleine et bousculer une jeune femme qui s'agitait devant moi, sans doute sous l'emprise d'une boisson peu recommandable, et parvins tant bien que mal à l'escalier qui allait, je l'espérais, me mener dans un endroit un peu plus calme. C'est ainsi que je pénétrais dans la salle de spectacle. Tout aussi comble que la précédente, sinon plus, cette pièce était le lieu de toutes les débauches. Il y avait là une scène surélevée par rapport au sol sur laquelle plusieurs musiciens animés jouaient des mélodies populaires et entraînantes. Ça sentait la cuisine, la sueur et le parfum fort. C'était enivrant. Je devinai dans le fond, caché par la foule, le piano que j'avais entendu dans la rue. Assise sur celui-ci, une femme donnait de langoureux baisers à son amant. Je les observai un instant, puis, mes yeux se promenèrent parmi les visages, dans l'espoir d'en reconnaître un. J'identifiai quelque part les traits bourrus d'un Iop que je me souvenais avoir déjà croisé ainsi que ceux d'un homme que je devinai être de la garde astrubéenne, en galante compagnie, mais ne pus poursuivre mon investigation beaucoup plus loin : une main inconnue m'agrippa soudain et m'emmena au centre de la pièce, où évoluaient les couples. Je réalisai qu'on m'invitait à danser, mais avant que j'aie pu esquisser le moindre geste, on me prit fermement par la taille et un doigt vint se poser verticalement sur ma lèvre : « chut ». Déjà ivre de bonheur, je me laissai aller, m'abandonnai à la musique trop forte, aux accords fébriles du piano, à cette odeur singulière qui pénétraient mes sens jusqu'à m'engourdir ; je me donnai tout entier au Tumulte.

C'était d'abord ça, le Manoir de Lhambadda, mais c'était bien plus encore. Après une première nuit passée à festoyer comme une âme en peine, je pus, le lendemain, découvrir ce que, la veille, je n'avais pas su voir. De l'immense bibliothèque où se mêlait au parfum des livres somptueusement reliés celui, chaud, des festivités à peines terminées, au grenier en fouillis, en passant par la salle de jeu où des centaines de jetons colorés jonchaient encore le sol, je pus admirer à loisir la sagesse vulgaire de ce lieu si particulier qui allait bercer une bonne partie du restant de mes jours. Mais l'endroit qui, certainement, m'attirait le plus, était une petite pièce qu'on aurait pu prendre pour un cellier mais qui en réalité abritait une sorte d'autel dédié à Shariva. On retrouvait là ce visage rieur qui ponctuait d'ailleurs chacune des salles du manoir mais qui, vraiment, dans cet endroit mystérieux, plus que jamais semblait m'observer et se rire de moi comme on se rit de celui à qui on a fait une bonne blague. Moi, je ne riais pas toujours mais je ne pouvais m'empêcher de conserver et de chérir cette part d'enfance, cette insouciance heureuse où j'aimais à m'égarer : c'était l'endroit où se déchaînaient toutes les passions, c'était le lieu de tous les possibles.
C'était le Manoir de Lhambadda.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:17

Ce passage relatera le retour de Miryade et l'enlèvement de Lokri, le 15 Flovor 644

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Journal de l'héritier, 15 Flovor 644


Ris, Shariva, ris. Ris de mes malheurs, ris de ma gaucherie. Ris de tes horreurs et de tes infamies...
Maudit soient ton manoir et tous tes serviteurs, je m'en ferai l'ennemi jusqu'à ma dernière heure.

Je t'attends, lâche déesse qui s'en prend à un vieillard affaibli ! Montre-moi tes pouvoirs, montre-moi ta furie ! Je n'ai que faire du sourire ancré sur ton visage, de tes préceptes et tes adages, pour toi qui chaque jour qui passe, m'enlève ma gloire et mes instants de grâce. Et aujourd'hui qui d'autre mets-tu sur ma route ? Une autre figure semant de nouveaux doutes, la silhouette de l'aimée que je croyais disparue et qui en un éclair m'a de nouveau perdu...

J'ai organisé une offrande en ton nom, espérant te satisfaire, mais seul mon malheur semblerait te complaire. J'ai vanté ton manoir et tes précieux favoris : voici donc en ce jour comment j'en récolte les fruits. Elle ne pouvait te suffire, cette cérémonie en ton honneur, il te fallait un peu plus encore semer la terreur...

Que t'ai-je fait pour t'acharner, ô, impétueuse idole, et que de mon piédestal je dégringole ? J'ai voulu te servir, et il m'en à coûté... Plus chère est ma dévotion que je ne l'aurais souhaité... Alors, ce soir, tu me prends un frère de la Brume, mais que deviendra demain l'incendie que tu allumes ?

Regarde-moi bien en face, ô damnée Shariva. Crois-tu que mon âge te protégera ? Joue avec les mortels, résidu de déesse, continue de jouer et de te croire en liesse. Savoure bien ton Tumulte et ceux qui le célèbrent, jusqu'à ce qu'ils s'éteignent et sombrent dans les ténèbres.

Rejoindre les Sadeurs ne m'en aura guère préservé... De ce jour, je le jure, je saurai m'en rappeler.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:21

Cette partie retracera le Karnaval et son concours de déguisement, le 4 Martalo 644

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Journal de l'héritier, 4 Martalo 644


Déguisements et pitreries, tels étaient les mots d'ordre de cette soirée de détente dont mes vieux os avaient fort besoin, je présume... Après un début d'année tumultueux, il me fallait un instant durant lequel je n'aurais plus à penser aux dangers, aux menaces et aux prophéties au sujet de l'avenir de mon précieux Royaume... Non... J'allais enfin passer un instant de fête et de joie, au milieu de personnes que j'apprécie... Des personnes en qui j'ai une infinie confiance.

Au terme d'un défilé fort en couleurs, mêlant de comiques reptiles oranges aux chauffes-souris obscures et aux fleurs des champs, Skypea fut couronnée reine de la soirée, rayonnante dans son costume de papier. A y repenser, l'archère semblait avoir pris beaucoup de plaisir à cette soirée, imperméable à tout ce que le Tumulte pouvait semer sur nos terres Douziennes. D'aucuns racontent qu'elle viendrait même à l'apprécier, voire à le servir !... Bah ! Je n'y crois mot : Skypea a toujours été une fervente défenseuse de la cité de la Lumière, et ce n'est pas une déesse rieuse qui saura la faire sortir de ce chemin-ci, foi d'Enutrof !

Tout avait été parfait dans cette cérémonie, et j'en oubliais peu à peu tous mes tourments... Jusqu'à ce que mon regard se pose sur une personne bien connue, assise tranquillement au fond de la salle. Derrière son poil vert et son Dantgoule incliné, je discernai ses yeux qui me scrutaient, qui me perçaient. Tant enivré par les déguisements plus imaginatifs les uns que les autres, je ne l'avais pas remarqué auparavant, mais sentais désormais mon regard irrémédiablement braqué vers ce Sadida, fidèle parmi les fidèles de Shariva.

La salle commença à se vider lorsque lui entreprit de bouger. D'un claquement de doigts, il fit alors apparaître deux Zobals aux proportions gigantesques, pour amuser la galerie sans doute... a moins qu'ils ne sonnent comme un avertissement ? Je tins malgré tout la conversation, du mieux que je pus, jusqu'à ce que Malvadar prenne congé, et que ne soient confirmés mes premiers soupçons : les pouvoirs de Shariva et de ses favoris sont immenses... Jusqu'où les utiliseront-ils ?

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:24

Les lignes qui suivront permettront de raconter la quête de vérité du Dechronologue, et son aboutissement au combat face à Sinistrofu, le 7 Martalo 644

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Journal de l'héritier, 7 Martalo 644

Il se croyait une divinité. Toutes ses illusions se sont désormais estompées, évanouies à jamais.
Le Dechronologue, dieu des dieux, n'est plus, mais les aventures du Zobal de la Brume perdurent marlgré les doutes et les embûches.

Au terme d'enquêtes qui auront mené les membres du Royaume aux quatres coins du Monde des douze, le voile se lève peu à peu sur les origines de cet homme qui se pensait supérieurs aux habitants du Panthéon divin. Je ne saurais imaginer ce que pensait Dechronologue au moment de porter le coup de grâce à ce Roublard qui l'avait tant manipulé, allant jusqu'à lui faire croire cette supercherie jusqu'au plus profond de son être.

Etait-ce de la haine ? De la colère ? De la tristesse ? Ou encore un complexe mélange de ses sentiments ?

Le diplomate de Royaume ne sera plus jamais le même après cet événement, voilà une affrimation dont nous pouvons être certains. Envolée la théorie du complot divin contre leur prétendu Créateur, oubliées les manigances de ce personnage pour retrouver sa place usurpée... Ah ça, les Dieux ont bien dû se gausser devant un tel spectacle... Que de cruauté...

Des tas de questions me viennent à l'esprit après ces révélations. Qui était ce « Sinistrofu » ? Comment avait-il pu avoir une telle mainmise sur la personnalité du Dechronologue ? Et surtout... Dans quel but ?

Pourquoi souhaiter ainsi formater l'esprit d'un homme et l'envoyer tout droit dans la Brume, si ce n'est pour se servir de sa position tant que de sa crédulité face au Royaume-même ? Dechronologue n'était qu'un citoyen loufoque aux délires insensés à nos yeux ; il est devenu le pantin d'un être malveillant, le serviteur contre son gré d'une entité ennemie... Possiblement un nouveau danger.

Je ne saurais le juger. A le voir ainsi dévasté, je comprends que la perte du Royaume, sa terre d'accueil, l'affligerait autant que tous les fidèles du Monarque. Mais que se passerait-il si Sinistrofu reprenait par un quelconque moyen le contrôle total de ses faits et gestes ?

La Brume se doit de protéger Dechronologue. Des autres, mais aussi de lui-même...

Ainsi avançons-nous depuis le Tumulte : nous perdons chaque jour un peu plus de ce que nous étions.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:26

Ce passage servira à raconter la mort de Miryade, tuée par Wahn lui-même, le 15 Martalo 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:28

Cette partie du récit relatera le dépistage de masse organisée par Hyloniaphesa, le 18 Aperirel 644

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Skypea, meneuse des Xaltants

Ce début de mois d'Aperirel s'annonçant pourtant calme fut chamboulé par une simple annonce, un bout de parchemin qui mettait les aventuriers en garde, et à juste titre !
Fièvres, rube, mywomawose, infections, zinuzide ... Chaque nouveau nom de maladie faisait monter d'un cran la panique chez le lecteur qui avait jusqu'alors généralement préféré fermer les yeux sur ces fléaux.
Une prise de conscience collective s'en suivit.

<< Y'a une épidémie qui est en train de se propager à tous les coups ... >> marmonna l'un.
<< On ne le sait pas encore mais on est déjà malades ! >> s'exclama un autre.

Une angoisse qui fut quelque peu apaisée par des mots mis en valeur :

" Dépistage de masse ce 18 Aperirel à 21h30 ! "

C'est ainsi que, le jour venu, une bonne douzaine de personnes se massèrent dans l'une des salles du temple Eniripsa, lieu du rendez-vous, où l'une des disciples de la déesse aux potions les y accueillis.

Examens, exercices divers et variés dont certains pouvaient paraître vraiment étranges, tout le monde y passait ! Et c'est alors que certaines peurs se virent confirmées. Plus grave encore, une nouvelle maladie semblait avoir fait son apparition, c'est dans la panique la plus totale que quelques personnes se changèrent tout à coup en crapaud-mufle.
Ceux-ci, méconnaissables tant par l'apparence que par le comportement, ne tardèrent pas à se ruer sur les autres aventuriers afin d'infecter d'avantages de personnes et c'est lors de la course-poursuite qui suivit que les indemnes reprirent le contrôle de la situation. Les monstres semblaient terrifiés à la vue de l'eau.

Des boules de neige furent distribuées par la doctoresse et les crapauds-mufles furent bombardés, trempés, ils finirent par retrouver leur aspect d'origine.

L'histoire aurait pu s'arrêter là si Hyloniaphesa ne s'était pas mis en tête de résoudre ce mystère, elle n'avait jamais vu de tels symptômes par le passé.
Les dires de Korbak, anciennement transformé, guidèrent le groupe jusqu'à la forêt maléfique où ils firent la rencontre de deux sadidas arborant des attributs kanniboules. Ceux-ci leurs firent comprendre que pour lever le sortilège ils allaient devoir procéder à un rituel, il s'agissait plus ou moins de faire un tas de boue de boo tout en retirant ses vêtements.

Encore aujourd'hui, il est difficile de comprendre comment les aventuriers acceptèrent aussi vite la demande des deux poilus, peut-être était-ce de la peur ... Toujours est-il que ces derniers tinrent promesse et la malédiction fut ainsi levée.


Tout est bien qui finit bien !

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:34

Nous recenserons ici les récits traitant de l'enquête du Royaume sur les armes de siège du Monde des Douze

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:35

Cette partie sera consacrée à l'arrivée des Xaltants, et l'organisation d'un rituel en l'honneur de Shariva, le 31 Maisial 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:37

Vous trouverez ici les récits concernant la mauvaise utilisation par Wahn d'un objet de Srambad, le transformant en une étrange arakne, le 23 Juinssidor 644...


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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:38

Cette partie recensera les témoignages des victimes de la malice de Mage Jaurdom et des patates, le 1er Joullier 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:39

Cette partie traitera de la disparition de Wahn, le 15 Fraouctor 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:41

Ici seront exposés les témoignages de ceux qui ont assisté à la venue des favoris de Shariva le 27 Fraouctor 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:43

Nous parlerons ici des comédies improvisées, que le Royaume et les Xaltants organisèrent ensemble le 6 Septange 644.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Ven 17 Oct - 10:43

Cette partie traitera du retour de Wahn, le 28 Septange 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Lun 22 Déc - 14:19

Cette partie servira à relater le sang blanc de fête, organisé par Pahltan, le 30 Octolliard 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Lun 22 Déc - 14:20

Cette partie servira à raconter le dîner organisé par Wahn, le 8 Novamaire 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Lun 22 Déc - 14:22

Cette partie recensera les réactions face à la refonte de la hiérarchie au sein du Royaume, à partir du 10 Novamaire.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Lun 22 Déc - 14:24

Dans cette partie se retrouveront les récits à propos des premières apparitions d'âmes perdues : la quête de validation de période d'essai d'Iskandar et Kenpai, ainsi que la première mission du génie.

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Lun 22 Déc - 14:25

Ici se trouveront les témoignages concernant la promotion de The Blackmantle au rang Protecteur du Royaume, le 17 Descendre 644

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MessageSujet: Re: Et Shariva arriva...   Dim 11 Jan - 14:53

Cette partie rappellera les événements du 23 Descendre, à savoir le Karnaval surprise pour l'anniversaire de The-Blackmantle, ainsi que la première apparition de l'éliotrope Mark Ayt

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