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 Récits de Shariva

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Monarque de la Brume

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MessageSujet: Récits de Shariva   Mer 26 Fév 2014 - 16:56

MARQUIS DE LHAMBADDA - BIOGRAPHIES D'ANIMATEURS
Auteur Anonyme

J’ai longtemps promis de garder secrète l’existence du Marquis – même s’il n’a jamais eu de mal à se faire connaître sans moi – mais il faut croire que son aptitude à se causer à chaque fois des problèmes l’a empêché de venir acheter mon silence ce mois-ci ! Cet incroyable bonhomme est d’ailleurs un excellent sujet de livre et croyez bien que je n’attendrai pas plus pour vous le présenter.

Banni de Pandala pour avoir inséré des plantes diurétiques dans les tonneaux de boisson sacrée de la taverne du Pandawa Ivre à deux reprises la même journée, détesté par feu la Septième Compagnie de Bonta pour avoir échangé leur arsenal contre des boucliers en mousse la veille d’une importante capture de territoire et pourchassé par le Clan savant des Barbes Grises depuis le jour où il a troué des fioles utilisées à un concours du Jeune Alchimiste dont il était le principal juge, le Marquis de Lhambadda se reconnaît par son aptitude à se faire une quantité incalculables d’ennemis dans des délais raisonnablement courts. Pourtant, ne ternissons pas déjà le tableau de cette charmante canaille. Même si peu le savent, le Marquis s'est souvent dévoué aux causes les plus graves en apportant sa petite touche personnelle comme il sait si bien le faire. Le jour où l'un des grands coffres de la banque de Brâkmar explosa en mille morceaux et fut trainé par une horde de dragodindes albinos dans toute la ville par exemple, pensez-vous vraiment que les Roublards en étaient les responsables ? Ma foi non ! Le Marquis s'est efforcé de semer les kamas dans les quartiers les plus pauvres afin de garnir les bourses des malades et des orphelins. Trop modeste pour vous le raconter, il n'évoquera ces moments qu'avec pudeur, préférant de loin insister sur l'aspect burlesque de son affaire et de la façon dont il se débarrassa des Miliciens après coup en leur fournissant à son compte cinq fois leur dose de bière quotidienne. Ne vous y trompez plus dès lors : le Marquis est un bel homme, humble et parfois bon.

Par chance aussi, le Marquis est riche. Il est abondamment riche. Il m’a raconté un jour qu’il avait hérité tout cela d’une femme qu’il avait jugé bon d’épouser à son quinzième anniversaire et à qui il a offert une lune de miel sur un bateau en partance pour l’île de Moon. Hélas, la mariée et le navire n’ont jamais atteint la terre ferme : il avait cru bon de percer la coque du rafiot au petit matin et de s’enfuir à l’aide d’une barque. « Pourquoi ?! » lui ai-je demandé. « Pour la chute de l’histoire. » me répondit-il avant de continuer, « Je voulais que mon héritage soit à la hauteur de ma capacité à faire chavirer… les cœurs. ». Je me souviendrai toujours de ce petit sourire qu’il a gardé durant tout le temps qui suivit son récit et me demanderai à jamais s’il ne racontait que des sottises ou s’il s’était vraiment rendu aussi loin dans sa mesquinerie.

Le Marquis a toujours joué avec les tendances les plus fourbes et n’a jamais envisagé le Bien ou le Mal comme une ligne de conduite à adopter impérativement. Joie, mépris ou tristesse sont des sentiments qu’il juge de valeur équivalente, si au moins la façon qui nous conduit à une telle émotion en vaut le coup. Adepte du chaos, je crois en fait que notre Marquis est rongé par une crainte immonde qu’il hérite sans doute de son enfance : il est terrifié par les choses monotones ! Dirigé par la frayeur de passer un seul moment sans se divertir, il se présente comme le tout premier partisan d’une vie complète et mouvementée. Je crois en ce sens que la mort n’a pas grande importance dans l’équation de son existence : pour lui, c’est bel et bien l’ennui qui s’oppose à la vie.

Je ne lui connais aucune enfance, bien que j’en vienne à croire qu’il n’en a jamais vraiment passé le cap. Si son tempérament est bel et bien celui d’un quarantenaire rempli d’une profonde assurance et d’une noblesse d’âme exquise, son esprit reste celui d’un gamin dont rien n’arrête la nervosité. Personne n’a jamais su le canaliser et personne n’arrivera à l’embourber dans la monotonie. Si par chance ou par divin malheur il vous venait l’occasion de le croiser, priez pour ne pas devenir le centre de son intérêt mauvais ! En effet : quand on constate qu’il s’amusait à mettre le feu aux réserves de poudre d’un bastion pirate qu’il avait infiltré, imaginez ce qu’il a bien pu me faire en voulant prouver qu’un disciple de Sadida pouvait préférer le divertissement au repos. Les poils brûlés de mon postérieur s’en souviennent encore, Marquis de Lhambadda.


DÉESSE DU TUMULTE
Marquis de Lhambadda

La légende raconte que Shariva apparut sur le Monde des Douze lorsque la première goutte de pluie d'un nuage solitaire tomba dans un lac, une nuit de tempête, précédant un tremblement de terre.

L'étendue d'eau, auparavant si calme, fut bientôt parcourue d'ondes tumultueuses qui, une fois les bords de leur conteneur touchés, repartirent vers l'épicentre de la perturbation, faisant remonter au dessus du liquide une unique masse d'énergie pure.

De cette masse émana rapidement une voix.
Non pas douce, comme on aurait pu s'y attendre, mais nasillarde.

« Shariva temps, on dirait ! »

Et c'était vrai.
Shariva était là, et le tumulte pouvait maintenant s'installer.

La lueur s'éleva vers le ciel, prête à réaliser son œuvre, l'esprit débordant d'idées qui feraient de ce monde une terre d'aventures. Une terre qui bouge. Une terre animée.

Ne lui restait qu'une chose à trouver : Un disciple qui saurait transporter son enseignement par delà des montagnes enneigées de Frigost, et par delà la bêtise de l'Astrubien moyen.

Sa lumière disparut entre les nuages. La terre trembla.


RENCONTRE D'ANIMATEURS
Marquis de Lhambadda

Les Roublards sont partis bien tôt, emportant avec eux leur part du gâteau. Le braquage de la banque d’Astrub s’était déroulé sans accrocs. Pourtant, le Marquis avait préféré redistribuer intégralement le butin à deux passants, il n’en garda miette et leur permit de remplir leurs assiettes. Jamais le Marquis n’avait cherché le confort, jamais il ne fut attiré par la chasse à l’or, jamais l'opulence ne lui avait fait pousser d’ailes, jamais il ne fut motivé par l’aisance matérielle, en sorte qu’il ne savait jamais quelle utilité donner aux Kamas qu’il récoltait — ou plutôt, extorquait. Non, le plaisir qu’il prenait à bouleverser son quotidien était bien son unique dessein, et lorsque, repensant au braquage, ses yeux se mettaient à briller, ce n’était pas le reflet des pièces de monnaie mais le bonheur de chambouler la tranquillité de la cité, l’attente de l'inattendu, le haletant de l'incongru, l’hilarité de voir les plumes des banquiers choir de leur costume sous l’effet de l'effroi — le Marquis en avait par ailleurs prélevé un joli bouquet pour renflouer son canapé. Notons que notre bon trublion eut vite fait de s'en mordre les doigts, repensant à la bourse dérobée qu'il promptement distribua, et son esprit fut ainsi saisi d'une idée bien inspirée. « Suis-je en pleine possession de mes moyens pour avoir osé leur donner cette aumône charitable, alors que la jeter entre eux deux m'eût été plus favorable ? J'aurais ainsi pu les voir s'entre-déchirer pour ces pièces de valeur, et j'aurais pu admirer le spectacle assis en tailleur. » Le Marquis se jura bien vite de ne plus s'y laisser prendre : plutôt que de vouloir jouer au cœur tendre, il vaut toujours mieux opter pour l'esclandre.

Comme chaque soir, le Marquis se recueillait dans la fraîcheur du lac d'Astrub, l’air débonnaire, et faisait le bilan de sa journée, au fond très ordinaire. Là se trouvait tout le paradoxe du personnage : en cherchant irrémédiablement à s'extirper de la monotonie, l'originalité devenait banalité ! Ce n’était pourtant pas la réflexion que se faisait monsieur le Marquis face au rayonnement de l'astre de la nuit. Au premier rang de ses préoccupations nocturnes figurait une interrogation jusqu'ici taciturne :

« Cela fait bien des milliers de jours
Que, parcourant villes, champs et faubourgs,
Je m'agite, sue, parfois tue et m'évertue
À vouloir maîtriser cet indomptable flux,
Fait d'excursions derrière tous les murs érigés,
Fait d'expéditions hors des figures de la banalité,
Fait d'irruptions par-delà l'ordinaire toujours recommencé,
Multipliant les audaces et les risques inconsidérés.

Jamais l'orage de la mésaventure ne tomba sur moi,
Jamais la rage d'une blessure ne me menaça,
Si bien qu'il me semble légitime de m'interroger,
Sans me faire la victime de pulsions irraisonnées,
Si ce succès esquissant jusqu'ici ce sourire insistant,
Si ce triomphe qui se fait si constant,
Ne relève au fond que de la coïncidence,
Ou s'il faut y déceler la main de la Providence. »


À ce monologue se substitua dans un premier temps un silence bien pesant, un interminable blanc au terme duquel le Marquis se trouvait bien contrit. Et si quelqu'un l'avait entendu ? Si ses frasques sont connues, le bon sens voudrait tout de même que l'on fût surpris de cet appel à cette déesse qu'il hypostasie. Nul ne sait cependant si quiconque dans les environs put assister à ce qui se passa par la suite, si quelqu'un pourrait un jour témoigner de cette rencontre peu fortuite... Alors que le Marquis s'apprêtait à rebrousser chemin, alors qu'après l'avoir lu, il rangeait résigné son parchemin, il suffit dans le lac d'une bulle puis d'une autre pour qu'il se plongeât dans ses patenôtres ; sans doute sous l'impulsion de sa poussée mystique, du ciel d'Astrub sourdait le changement climatique : ainsi, le lac d'ordinaire grouillant de poissons fut rapidement mis à sac par un puissant typhon. À la quiétude du lac a succédé toute cette agitation, engendrant après le ressac un plaisant tourbillon, s'élevant dans les airs au-dessus du tumulte et laissant apparaître une déesse bien occulte.

« Toi qui me fis l'honneur de disserter en prose,
Laisse-moi faire de même et voguons vers l'osmose ;
Car depuis tout ce temps je l'ai bien ressenti,
Ton parcours harassant tout entier me séduit !
Il n'est donc pas de moment mieux choisi
Pour clamer : c'est ton esprit qu'aujourd'hui j'investis !

Car je serai ta dame pour le restant de ta vie,
Car c'est à ta flamme que maintenant je m'unis,
Et je serai la femme qui t'admire et te prémunit,
Et tu seras l'ami qui m'applaudit et me prie,
Pour que le Marquis soit réjoui et que Shariva rie. »


CONSEIL DES SADEURS
Marquis de Lhambadda

De cette association, de cette alliance entre le Marquis et Shariva ne naquit dans un premier temps rien de particulier. Ce n'est que lors d'une apparition ultérieure de la déesse, qui se faisait appeler déesse du Tumulte, qu'il leur vint à l'idée de concrétiser leur rapprochement... Si ce duo unique en son genre avait fière allure, si le Marquis jubilait de se voir ainsi protégé par Shariva dans tout ce qu'il entreprenait pour chambouler la grisaille de l'ordinaire, la déesse commençait à trouver le temps long : certes, son premier disciple lui trouvait fréquemment de nouveaux alliés par un prosélytisme militant ; pour autant, les « Tumultueux » — ainsi qu'il s'aimaient à se surnommer entre partisans de cette même cause — restaient épars et leurs différentes entreprises manquaient cruellement d'organisation : chacun menait ses projets dans son coin, chacun braquait, tuait, chassait, jouait, aidait, écrivait de son côté et pour un temps, avant de se mettre à prier leur divinité de longues heures durant. Le culte de Shariva semblait avoir atteint un point de non-retour : les disciples de la Déesse Changeante passaient plus de temps à chercher à s'en attirer les bonnes grâces pour s'assurer le succès de leur entreprise, plutôt qu'à prendre part au Grand Chambardement — du nom de l'objectif du culte de voir Terra Amakna se mouvoir perpétuellement.

C'est ce triste constat qui fit apparaître chez la Dame aux Chamboulements la nécessité, pour un temps au moins, de se mettre en retrait. Loin d'abandonner ses fidèles, elle opéra cependant un changement de stratégie ; c'est ainsi qu'apparaissant au Marquis par une belle nuit, elle lui fit part de son idée : si les Tumultueux sont d'une rare utilité, s'ils fournissent par leurs prières l'envie et l'énergie nécessaire à Shariva pour qu'elle puisse veiller au grain, faire appel à des groupements qui lui seraient moins inféodés permettrait de se recentrer sur l'essentiel. Acquiesçant et buvant ses paroles, le Marquis voulut prendre en charge la sélection de ces individus qui, bien que priant un autre Dieu, par leurs actes se sont montrés valeureux : sans connaître l'existence de Shariva, ils ont pris part, volontairement ou non, au Grand Chambardement.

Cette assemblée de "trouble-fêtes" sera sous la direction du Marquis, Shariva ne sera qu'observatrice si l'humeur lui en dit : ainsi été né le Conseil des Sadeurs.

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Récits de Shariva

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