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 La Légende du Coureur des Douze.

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Kiminus

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MessageSujet: La Légende du Coureur des Douze.   Mer 3 Nov - 9:40

Prologue : Le Coureur Des Douze.


La légende qui voulait que le Coureur Des Douze soit le plus rapide trois-mâts de la surface du Monde n’était en réalité pas une légende. Le plus souvent ancré en le port de Sufokia, le bateau sillonnait mers et océans en long et en large, s’aventurant parfois dans les plus sombres contrées qu’il ne peut s’imaginer.
Le Capitaine Crésus, qui ne comptait plus ses années, avait parcouru plus de mers qu’il n’en faut pour compter et connaissait la navigation comme personne autre part. Si vieux fut-il, il en restait néanmoins respecté par l’ensemble de son équipage, qu’il aimait comme un père aime ses enfants.
Son second, Nephetis, était aussi brave que volontaire. Sa générosité avec les uns n’avait d’égale que sa haine envers les autres, mais il avait un cœur d’or. Sans pour autant égaler l’expérience de son Capitaine, Nephetis demeurait un excellent marin et secondait à merveille le Coureur Des Douze.
L’équipage, quant à lui, était constitué d’une douzaine de marins, d’un cuisinier et d’un comptable, mais nous reparlerons d’eux plus tard.

Chapitre Un...Sufokia.


Il était déjà midi quand le fameux bâtiment si bien nommé ‘Le Coureur des Douze’ fut signaler à la vigie du port de cette ville maritime qu’est Sufokia. On attendait avec impatience la venue de celui-ci, car il apportait, en plus de précieuses marchandises, des nouvelles presque fraîches de l’île de Frigost, où il était parti commercer.
Sur le quai, une foule de badauds se pressait pour voir le légendaire Coureur, qui n’était encore qu’un point à l’horizon. Quand enfin les voiles blanches se firent plus nette, ont pu voir plus distinctement le bateau.
Mesurant 70 dix mètres de long, et pesant 400 tonnes, le fameux trois-mâts avait de quoi impressionner son monde. Toutes voiles dehors, il était magnifique. On eût dit un gigantesque signe déployant ses ailes sur l’océan.
Une place bien précise et toujours libre était réservée au Coureur. On y jeta l’ancre.
Le Capitaine mit pieds à terre et, bientôt, on pût voir des marchandises s’aligner sur le quai. S’entassaient là une multitude de produits et d’aliments frigostiens : De la laine de Boufmouth ainsi que des vêtements confectionnés avec, une quinzaine de sacs de céréales et enfin plusieurs coffres contenant des étoffes précieuses.
Soudain, on vit la foule s’écarter pour laisser place à une voiture attelée par deux Dragodindes de belle allure. De bois noir, on voyait à sa décoration luxueuse – mais sobre – la richesse du propriétaire.
La voiture s’arrêta prêt du Capitaine Crésus et un homme en descendit. Le silence se fit alors, comme pour rendre hommage à celui qui venait d’apparaître.
De cet étrange personnage, on ne voyait guère que le haut du visage, tant son manteau à col le couvrait des regards. Mr. De Dantès, car tel était son nom, occupait le poste de Gouverneur des Contrées de Sufokia. Il avait établi résidence dans la ville même, et habitait une fort belle demeure, située en plein centre de la cité, et d’un goût certain.
Le Gouverneur avait toujours crût – à tord ou à raison – que son rang lui imposait une rigidité et une froideur exemplaire doublée d’un sourire dédaigneux pour afficher sa supériorité.
Ainsi, malgré le respect accordé à son rang, le Gouverneur n’était pas – vous l’aurez compris -
Aimé de ses sujets.
Non pas que la cité croulait sous les impôts et la misère, au contraire Dantès gérait à merveille les finances de Sufokia, mais sa froideur et sa méchanceté ne l’avantageaient pas dans sa position auprès des habitants.
Mais il faut bien avouer que grâce à lui, Sufokia avait la fierté de pouvoir s’annoncer l’une des plus grandes puissances économiques du Monde des Douze.


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Kiminus

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MessageSujet: Re: La Légende du Coureur des Douze.   Dim 5 Déc - 17:59

Dantès inspecta sans mot dire le travail de Crésus, d’un regard glacial. Son œil gris semblait chercher la moindre erreur, le petit détail qui lui permettrait de railler le Capitaine. Heureusement, il ne trouva rien et son regard se perdit dans les vagues d’écume blanche qui s’écrasaient régulièrement sur la haute digue.
Finalement, après avoir salué d’un imperceptible mouvement de tête Crésus, il repartit dans sa voiture à Dragodindes aussi rapidement qu’il était venu.
Il s’avéra que son départ allégea l’atmosphère, car les conversations reprirent aussitôt, redonnant au port son animation habituelle. Crésus flâna pendant quelques temps dans les rues bondées, s’arrêtant ci et là pour observer un étal ou pour discuter avec quelque vieille connaissance, puis il décida de retourner au navire pour les préparatifs nocturnes, car en effet le soleil déclinait déjà dans le ciel.
Il traversa le pont désert en regardant d’un air amusé le jeune mousse endormi qui était censé surveiller le voilier durant son absence. Crésus ne lui en voulait pas. Le jeune homme était comme tous les hommes d’équipage du Coureur, et faisait son travail honnêtement. Il méritait de se reposer.

Depuis toujours, Crésus considérait l’ensemble des marins comme une sorte de grande famille dont il était le « père ». Il traitait chacun de ses hommes de la même façon, du garçon de cuisine au second. Ainsi, le vieil homme était aimé et respecté, et chaque marin aurait s’il le fallait donné sa vie pour sauver celle du Capitaine.
Il entra dans sa cabine personnelle, une pièce de grande taille, qui offrait une vue imprenable sur la mer. Le mobilier, loin d’être sommaire, donnait une impression de surcharge, tant les objets étaient entassés les uns sur les autres. Crésus entretenait une collection de tous les bibelots les plus étranges, les plus singuliers, les plus insolites, les plus étonnants que l’on puisse s’efforcer de rassembler. Figuraient dans cette collection un vieux chapeau de Pirates que Crésus avait volé au célèbre Capitaine Crochet, un réveil qui ne sonnait jamais à l’heure et qui avait la particularité de prévenir lorsqu’une tempête approchait, une cage en bronze où étaient enfermés deux créatures des plus inaccoutumées, mais dont personne n’avait jamais su déterminer ni l’espèce ni l’origine, un étrange carnet couvert de cuir de sanglier des plaines qui écrivait tout seul ce qu’on lui dictait, une boussole en argent qui indiquait le Sud, mais l’article le plus saugrenu, celui que Crésus préférait entre tous était une longue vue en or, dotée d’un étrange mécanisme qui lui permettait de voir à l’envers, c'est-à-dire de voir derrière soi.

Crésus s’apprêtait à convoquer l’équipage quand un détail attira son attention : Sur un coffre en chêne était posée une missive dont le sceau n’avait pas été rompu. Intrigué, le vieux Capitaine s’empara du billet et brisa le sceau de cire rouge pour en sortir un billet couvert d’une écriture fine et élégante, et lut :

15 Fraouctor, Château d’Amakna.

Votre présence est requise dans trois jours, à l’heure où le soleil est à son zénith.
Présentez ceci au Soldat qui se trouvera à l’entrée du Château.

Sa Majesté le Roi Allister 1er du Nom.

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