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 Les récits d'Abzal

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Abzal

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MessageSujet: Les récits d'Abzal   Dim 22 Nov 2015 - 23:59

I- Le drame

Le feu crépitait doucement dans la cheminée et éclairait la pièce. L’air était tiède et agréable malgré la tempête qui faisait rage au dehors. Le vent hurlait, la neige tombait à gros flocons. Assis à une table, seul, se trouvait un jeune homme. Il était seul bien que quatre couverts étaient posés. Il semblait attendre quelqu’un, quelque chose. A minuit il se leva, parti dans la cuisine barra d’un trait une case d’un calendrier, la suivante étaient entourée en rouge et on pouvait y lire : « Dieu ».

Il retourna en face du feu et se mit à faire les cents pas. L’attente était interminable.

 Ses parents et sa grande sœur étaient tout trois partis à l’aube afin d’affronter une horde de Bworks qui avaient décimé leur élevage de tofus. Il s’inquiétait, non pas pour leur sécurité car il savait que sa famille était forte. Non, il s’inquiétait de ne pas les voir rentrer assez tôt pour préparer la cérémonie du lendemain. Abzal était enfin assez grand pour atteindre son premier cercle et décider quel Dieu il allait chérir et honorer. Il attendait ce moment avec impatience, durant toute son enfance il en avait rêvé. Il allait enfin pouvoir s’équiper comme son père, partir chasser du bouftou et mener de longues quêtes…

 Comme sa famille ne rentrait pas, il décida de manger seul et d’aller se coucher. L’excitation l’avait maintenu éveillé quelques temps, mais le sommeil eut raison de lui. *BOOM* Le bruit de la porte d’entrée qui claquait le réveilla en sursaut et il mit quelques temps avait de réaliser qu’il faisait encore nuit et que le ciel au dehors était empli d’étoiles. A moitié endormi, il descendit les escaliers afin de vérifier si le nouvel arrivant était bien une personne de sa famille.

 L’entrée était vide, Abzal était prudent, il ne savait pas qui pouvait là. Il vit son père qui se tenait face à la cheminée, dos à lui, sa mère était à croupie par terre, il l’entendait sangloter.


Jamais il n’avait entendu sa mère pleurer, jamais. Cette vision le réveilla instantanément, quelque chose était arrivé, quelque chose de grave, quelque de chose sans doute terrible. Il s’avança maintenant d’un pas sûr, traversant la pièce pour finalement arriver à hauteur de son père et découvrir un sinistre spectacle. Sa sœur était allongée sur le dos, ses yeux étaient grands ouverts, écarquillés par la surprise. Une épée traversait son corps, et des multitudes de plaies s’étalaient sur son corps sans vie. Le jeune homme, ne comprit pas tout de suite, il avait  l’impression d’être sous l’eau, de ne rien pouvoir entendre ou sentir. Il avait l’impression de s’étouffer, de tomber infiniment. Il sentit quelque chose au fond de lui se briser, il regarda sa mère qui pleurait, jeta un coup d’œil à son père et remarqua une larme qui cheminait le long de sa joue. Il retint les siennes et sortit dehors.

 Il se mit à courir aussi vite que possible dans la nuit, il n’était plus fatigué ni même impatient pour le lendemain. Il voulait tout oublier, l’image de sa sœur allongée, blanche et sans vie sur le sol devant la cheminée le hanterait à jamais. Il s’arrêta de courir et revint chez lui, non pas dans la maison mais en direction de la grange. Il saisit une hache et commença à couper des morceaux de bois qui étaient entassés dans une petite pièce, le geste devint machinal, il débitait le bois à une vitesse peu naturelle, il ne pensait qu’au bois, même le froid ne semblait pas le déranger. Après plus d’une heure, il commença à sentir ses muscles faiblir et la fatigue arriver, ses mains étaient en sang et il ne prit même pas la peine de les essuyer lorsqu’il pose la hache. Il sortit de la grange et s’allongea dans la neige froide, elle avait cessé de tomber du ciel et ce dernier était maintenant dégagé. Abzal complait les étoiles et, avant de s’assoupir, il se demanda si désormais sa sœur était là, veillant sur lui.


II- La renaissance

 Le grand jour était enfin arrivé, Abzal fut réveillé par la lumière du soleil sur son visage, il pensait que ce jour aurait effectué un changement en lui mais la seule chose qui était différente fut qu’il ressentait un creux dans sa poitrine, comme si on lui avait lacéré le cœur sans pour autant lui faire grâce de lui ôter la vie. Il se leva malgré la douleur et la fatigue, il devait aller choisir son Dieu, c’était aujourd’hui ou jamais il le savait bien. Cela faisait des mois qu’il réfléchissait au qui allait mériter qu’il le vénère mais jamais il n’avait pu arrêter sa décision. Aujourd’hui il savait. Sans même passer par chez lui, ses vêtements trempés par la neige, Abzal se dirigea vers les temples des classes, il passa devant un grand nombre d’entre eux sans même leur accorder de l’attention. Se concentrer sur son but lui permettait d’oublier la peine qui revenait petit à petit. Il s’arrêta quelques heures après être parti, enfin il était arrivé à destination.

 Il entra dans le temple et su immédiatement qu’il allait y être à sa place.

Ses parents ne seraient sûrement pas fiers de lui, mais il n’en avait rien à faire. Il sortit un couteau de sa poche et s’agenouilla devant un petit autel. Il prit une grande inspiration, depuis qu’il était entré dans le temple, une certaine sérénité l’avait envahi. Mélangée à la souffrance et à la colère de la morte de sa sœur, cela faisait un sentiment étrange qu’il n’arrivait pas à cerner.

Abzal saisit sa lame et l’enfonça profondément dans son avant-bras gauche, lorsqu’il la retira, le sang commença à perler puis à s’écouler lentement le long de son bras avant de tomber sur l’autel.

Bizarrement il n’avait pas mal, ce qui aurait dû être de la douleur était devenu un sentiment de satisfaction et d’apaisement, il réitéra son geste plusieurs fois, dessinant sur son avant-bras des motifs complexes. Il aurait dû s’être évanouit avec tout le sang qu’il avait perdu et pourtant il se sentait en vie, bien plus qu’il ne l’avait été ces dernières années. Il souriait à présent, il avait l’impression de changer tout en restant le même. Comme si tous ses souvenirs restaient les mêmes mais que son jugement et son point de vue sur les choses changeait. Il changea la lame de main et l’enfonça cette fois dans son avant-bras gauche, comme juste avant, il ressentit une grande satisfaction la première fois que la lame déchira sa peau.

Alors qu’il continuait ses dessins macabres, Abzal remarqua que les plaies qui recouvraient son bras droit avaient déjà commencé à se refermer, comme si sa guérison se faisait de façon accélérée. Il commença à ralentir ses gestes, ses bras avaient déjà cicatrisé et il se tenait devant une flaque de sang qui avait coulé de l’autel. Le jeune homme sentit ses dernière faiblesses d’enfant s’échapper de lui et le dernier sentiment qui lui revint fut la souffrance dû la mort de sa sœur, à ce souvenir, il versa des larmes et à sa plus grande surprise il vit du sang perler de ses yeux. Il se leva et murmura « Déesse Sacrieur, je te jure allégeance et souhaite devenir un de tes disciples, je jure de te faire honneur ».

Comme en réponse à ses paroles il sentit un doux vent balayer son visage, il sentit une odeur boisée, celle du miel, des roses, du pain chaud, des rivières, comme si toutes les senteurs agréables du monde étaient réunies dans le temple.

Ce moment aurait pu durer quelques seconde comme des heures, Abzal n’aurait pu le dire, la seule chose qu’il savait était qu’il ne pleurerait pas sa sœur, non.

Il avait décidé de la venger, peu importerait le prix.

III - La lettre

Les années avaient passées et Abzal n’avait pas parcouru le monde comme il l’avait prévu avant que sa sœur ne décède, il était resté chez ses parents, les aidant dans les tâches de tous les jours. La vie était différente sans elle et la tristesse les avait fait vieillir plus rapidement que la normale. Pourtant ils avaient réussi à être heureux sur la fin. Leur fils n’avait pas pleuré le jour où il avait retrouvé ses deux parents mort dans leur lit, ils avaient vécu une vie heureuse, pleine de hauts et de bas mais au moins ils n’avaient pas souffert. La mort les avait emportés ensemble, l’un n’avait pas eu à pleurer l’autre.

Quelques temps après, Abzal avait vendu leur maison et était parti explorer le Monde des Douzes. Il voyageait seul, sans personne pour lui tenir compagnie mais la solitude ne l’importait pas. Il ne s’attaquait pas à des créatures trop fortes pour lui et s’en tenait à de petits monstres inoffensifs. Il priait sa déesse et l’honorait. Mais derrière son aventure se cachait une soif et un désir de vengeance qui ne l’avaient jamais quitté.

Bien que dans les premiers temps de son voyage le jeune sacrieur n’était pas dérangé par la solitude il commença à chercher un peu de compagnie. Il commença par rejoindre la ville où il marchanda quelques fois puis lorsqu’il eut plus confiance en lui il commença à fréquenter les tavernes.  Mais bien qu’il avaut maintenant contact avec d’autre personnes, Abzal n’avait pas de réel ami, pas de personnes à qui parler et avec qui aller chasser ou juste taper du bouftou pour s’amuser.

Du haut de ses 23 cercles, il était moqué des autres et rabaissé. Il s’asseyait souvent seul à la taverne, examinant les affiches placardées sur les murs en buvant sa bière. De nombreuses guildes faisaient du recrutement mais la plupart de leurs annonces étaient rédigées en bwork et Abzal avait du mal à déchiffrer cette langue rudimentaire.
Il avait, il y a longtemps entendu parler du Hérpé  par ses parents et attendait le moment où il trouverait des gens qui eux aussi voulaient le pratiquer. C’est grâce à un barman assez aimable qui lui laissait parfois accès aux Faux Rhums qu’il avait découvert Le Royaume De La Brume, il était à l’époque qu’à son second cercle et avait attendu d’être un peu plus fort avant de leur envoyer un tofu. Il avait lu leur histoire et leur règlement, leurs conditions de recrutement… Il avait longtemps hésité à leur envoyer un tofu mais le moment était venu.

Le jeune sacrieur sortit une plume de bwak de son sac et se coupa le dos de la main, il imprégna le bout sa plume de sang et commença à rédiger :

Bonsoir à tous chers membres du Royaume,

Je me présente, Abzal, jeune disciple Sacrieur de cercle 23. Vous vous dites bien que je suis jeune mais je vous promets que je suis loin d’être inexpérimenté. Pourquoi postuler parmi vous ? Je recherche des aventuriers qui comment moi font passer l’ambiance et la camaraderie avant le bourrinage. J’ai une très forte répulsion envers les bworks et il me semble avoir compris que vous aussi.
Je manie la terre du mieux que je peux pour le moment mais je compte développer mes capacités et évoluer afin de pouvoir devenir un combattant aguerri. J’aimerai si possible avoir l’opportunité de m’épanouir parmi vous et peut être également me faire des amis. C’est pour cela que moi, Abzal, jure allégeance au monarque de la brume et à son royaume. Que la brume m’emporte si je faillis à cette tâche.
J’espère avoir des nouvelles de vous, cela voudrait dire que ce tofu est fiable, les derniers que j’ai envoyé à mes oncles ne sont jamais revenus. Si vous me contactez je pourrais vous raconter mon histoire qui sait !

En l’attente d’une réponse,
Abzal.


Le jeune sacrieur s’était fait de nombreuses entailles sur le bras car il cicatrisait vite et n’avait pas le temps de récupérer assez de temps pour tout écrire. Il trempa son pouce dans le sang et le pressa contre son parchemin de candidature en guise de signature. Il accrocha sa missive à la patte de son tofu et le libéra en espérant que cette fois, il ne se fasse pas dévorer par un chacha.
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Abzal

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MessageSujet: Re: Les récits d'Abzal   Lun 23 Nov 2015 - 0:04

IV - Le début de la vengeance

Le vent soufflait doucement sur le village d’Amakna, le soleil offrait à ses habitant ses derniers rayons chaleureux et les pious chantaient.

Quelque part près d’une fontaine, un Sacrieur nettoyait son bâton dans l’eau claire d’une fontaine, puis, l’attacha à sa ceinture et se releva.

Le moment est venu d’entamer ma vengeance, pensa-t-il.

Il enfourcha une dragodinde musclée et prit la route, il avait un objectif précis et son voyage avait et parfaitement orchestré. Il commença d’abord par la traversée du village d’Amakna. En chemin, il s’arrêta pour acheter une centaine de pain auprès d’un voyageur solitaire et lui laissa même plus de kamas qui prévu, il était heureux de pouvoir enfin arriver à son but. Cela faisait des années qu’il en avait rêvé et maintenant qu’il avait acquis assez d’expérience, il pouvait accomplir son but ou du moins une partie. Il s’arrêta dans une taverne et acheta au gérant les épluchures de ses pommes de terre pour nourrir sa fidèle monture, Robyn.

Commença alors un voyage non pas long mais fatiguant. Il fallut traverser la Millifutaie, trancher la gorge de sangliers et de milimilou, escalader la montagne basse des Craqueleurs, pour enfin, arriver à leur campement.

Abzal voyait les innombrables créatures au langage si étrange, elles s’étalaient à perte de vue, si pitoyables. L’envie de sortir son arme et faire se déchaîner ses sorts les plus puissants sur chacune de ces créatures mais son but était plus ambitieux.

Il traversa le campement puis le village dans le plus grand des calmes, écartant de son chemin le peu de créatures assez stupides pour se dresser devant lui. Il se dirigeait d’un pas décidé vers l’antre de la Bworkette. Il arriva à l’entrée et tendit la clé au gardien du donjon. Il prit une grande inspiration et entra.

Ils vont payer.

C’est cette pensée qui retentissait dans son esprit qui gonfla sa confiance en lui, il pénétra dans la première salle et décima les monstres qui s’y trouvaient, ni leurs armes, ni leurs arcs ne pouvaient faire plus que l’écorcher. Leurs casques se brisaient sous ses coups et leurs armures étaient aussi résistantes que les plumes d’un tofu. Déterminé, le jeune Sacrieur ne fléchissait pas, il continuait de frapper, ses blessures se refermant et lui donnant encore plus la rage de vaincre.

Les salles se succédaient, les bworks tombaient, Abzal jubilait. A chaque coup donné, il se sentait un peu plus libéré, quand finalement le moment tant attendu arriva, celui où il aperçut la Bworkette. Il n’avait pas prévu que ce combat dure si longtemps et il se retrouve vite à bout de force. Dans la salle, seul lui et et la Bworkette se battaient, ils valsaient à un rythme effréné, rendant l’issue du combat incertaine. Abzal esquiva un coup, puis un autre, il était de plus en plus fatigué, il manqua une seconde de prêter attention au déroulement du combat et tomba à terre.

Alors qu’il tombait, Abzal se remémorait, une seconde, c’est le temps dont il eut besoin pour se rappeler la raison de sa présence ici. D’abord son élevage décimé, puis cette douleur, cette douleur qui ne s’était jamais apaisée depuis qu’il avait vu sa sœur allongée, inerte, morte, devant la cheminée. C’est ce souvenir qui lui donna le courage et la force de se relever.

Abzal se tenait maintenant sur ses pieds, ses jambes vacillaient, cela faisait déjà quelques minutes que sa dragodinde était épuisée et qu’elle s’était repliée dans un coin de la pièce. Il toisa la Bworkette et asséna un coup qui lui fut fatal. Elle tomba, morte. Son corps gisait sur le sol, comme sa sœur des années auparavant, pourtant cette créature elle, lui inspirait le dégout. Il s’éloigna d’elle, d’un pas nonchalant, boitant comme s’il avait des centaines d’années supplémentaires. Pour la première fois depuis longtemps, un sourire s’esquissa sur le visage d’Abzal.

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Abzal

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MessageSujet: Re: Les récits d'Abzal   Lun 30 Nov 2015 - 22:21

Chapitre V - Le voyage

Abzal avait grandi. Sa victoire contre la Bworkette l’avait laissé sur sa fin et il était toujours avide d’aventure et de combats sanglants. Il avait alors sillonné les terres du monde des Douzes, découvert des choses qu’il aurait préféré ne jamais découvrir, combattu des monstres qui lui avaient laissé des blessures des plus originales, à des endroits tout aussi originaux. Il s’était lassé de se battre seul, il s’était rendu compte de sa solitude le jour où un disciple Iop l’avait regardé d’une façon assez étrange après avoir assisté à une discussion entre Abzal et une patte d’Arakne. Le jeune Sacrieur avait alors décidé de tenter autre chose, il était parti sur l’île de Frigost, avait manqué de perdre un ou deux orteils mais il avait rencontré deux individus qui changèrent sa vie. Les deux Lords étaient très sympathiques, il les rencontra sur l’île de Frigost et ils devinrent rapidement compagnons de route. Après plusieurs jours passés sur l’île gelée, ils finirent par se lasser du rhube infini qui les touchait et décidèrent de partir pour un lieu plus exotique. C’est alors que chacun de leur côté ils partirent à la recherche d’un lieu où ils pourraient s’amuser, c'est comme cela qu'ils découvrirent Otomaï.

Abzal rencontra sur sa route un dénommé Cap’tain Kradok, vieux marin qui lui proposa de l’emmener sur une île exotique s’il lui ramenait certains objets. Le jeune disciple de Sacrieur, bien heureux d’avoir enfin une occasion de réchauffer son corps encore engourdi des bourrasques de Frigost sauta sur l’occasion et commença à réunir les objets nécessaires à son départ. Il avait déjà dans son sac des flèches de Bwork Archer qu’il avait subtilisé lors du massacre de la Bworkette, il profita du sommeil d’un Kanigrou pour lui trancher une oreille, et par la même occasion la gorge, histoire de faire bonne mesure. Il fit lui-même de l’huile de sésame qu’il tenta de transporter sans renverser et pour finir, il dut subtiliser le gros boulet d’un Raul Mops pendant que ce dernier s’occupait de ses Pichons. C’est en sueur, essoufflé et les membres endoloris qu’Abzal rapporta au Cap’tain les objets dont il avait besoin.

Heureux d’avoir enfin l’occasion de se reposer, Abzal s’allongea sur le ponton du navire et commença à rêver d’une vie exotique sous le soleil brûlant. Mais sa rêverie fût de courte durée car il entendit au loin de rires tonitruants qui ne prédisaient rien de bon, lorsqu’il ouvrit les yeux, il constata avec ennui que des pirates avaient abordé le navire. Pris dans un accès de rage, Abzal affronta un par un les pirates et les expédia rapidement par-dessus bord. Il pouvait enfin se reposer une fois pour toute, enfin c’est bien ce qu’il pensait. Le bateau se stoppa net et l’arrêta une fois de plus dans sa rêverie, le faisant retourner à la réalité. Ils s’étaient échoués sur une île et cela ne présageait rien de bon.

Voilà encore un accident, dans un moment bien mal tombé, les Lords ne s’étaient pas trompé, ce vieux Kradok doit avoir été victime d’un mauvais sort. Mais bon, il m’a promis une île paradisiaque, fonçons à la rescousse du marin
.

Abzal découvrir néanmoins, non sans surprise, que l’endroit où le niveau s’était échoué n’était pas si inhospitalier que ça. Il récupéra auprès de vieux Kradok la liste des objets qu’il devait cette fois lui ramener et les récolta lui-même un par un. Il commença par la plage où d’étranges créatures semblables à des arbres le regardaient d’un œil louche, il avait sans cesse l’impression d’être épié, les créatures se fondant dans le paysage, il ne savait jamais si l’une d’entre elles était ou non en train de l’observer. Il réussit tant bien que mal à récupérer un de leurs troncs, cueillir une de leurs noix et récupérer également une paille. Il s’aventure ensuite au centre de l’île où des pirates le regardaient de travers, il subtilisa discrètement un de leurs coffres et ramena au capitaine les objets réclamés.

Après ces deux évènements légèrement déstabilisants, plus aucune chose désagréable ne leur arriva. Abzal put profiter du soleil et de la légère brise qui caressait son visage, en contraste avec les vents violents de Frigost qui balayaient les terres. Il restait allongé sur le ponton, sirotant le jus des noix de Kokoko qu’il avait ramassé sur l’île des naufragés, se reposant et imaginant les dangers qu’il aurait à affronter à l’avenir. Et tout cela l’enchantait.
Ils arrivèrent enfin à destination, et lorsqu’il posa son pied sur le sable brûlant, Abzal sut qu’il allait adorer cette île. Un doux parfum exotique et enivrant l’empara de lui et le fit sourire, ce qui arrivait rarement. Abzal remercia le Cap’tain et se promit de ne plus jamais reprendre son bateau.

C’est avec détermination et ambition, qu’Abzal s’aventura sur les terres d’Otomaï. Il devait rejoindre les Lords auprès du Zaap de l’île mais avant cela, il devait les trouver. L’exploration de l’endroit n’allait pas s’avérer sans danger mais cette perspective n’était que meilleure. Il allait enfin s’amuser.
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