Antre du Royaume et de la Patrouille de la Brume, guilde et clan RP sur le serveur Julith
 
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Mosath

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MessageSujet: Retour aux sources   Lun 13 Fév 2012 - 22:20

Chapitre 1 : Un cœur


Tout commença un jidelor au matin, une journée où les rafales de vent secouaient les étendards de la Brume. Mosath lui, était dans la salle d’armes avec une poignée de soldats qu’il entrainait à l’escrime. Pour lui, ce n’était pas qu’une simple façon de se battre. C’était un art. Bien évidemment sa rapière, il l’avait forgée lui-même. La garde en or, était d’une finesse étonnante, la lame, en ardonite, était particulièrement bien affutée. Elle ne pouvait pas trancher un homme en deux, mais le traverser ne demandait pas plus d’efforts que du beurre. Il ne s’en servait jamais pour tuer des animaux, préférant son marteau, beaucoup plus efficace.

Son épée ne tuait que lors des duels. Des duels, il n’en avait jamais perdu le moindre, où que ce soit contre qui que ce soit, à chaque fois, il finissait par surprendre son adversaire d’un coup d’estoc terrible qui mettait un terme à la vie de son rival. Face aux soldats, les combats n’étaient pas « à mort ». Mais il arrivait régulièrement que l’un d’entre eux soit blessé. Cyclophena n’était heureusement jamais loin. Selon la gravité de la blessure : elle rallait de toujours devoir soigner les mêmes blessures puis elle soignait ou elle refermait la plaie puis, elle rallait.

Ce jour-là il n’y eut pas de blessé, tout se passa admirablement bien. Une fois l’entrainement terminé, Mosath choisit de se défouler sur un ou deux boufmouths. Il massacra deux pauvres bêtes qu’il trouva près de la sortie Nord de la bourgade, puis, les bourrasques lui glaçant le sang, il rentra chez lui pour se réchauffer.

Il descendit à la cave, prit l’énorme bassine, la remonta et la posa dehors. Il prit également une pelle. Il s’en servit pour la remplir de neige qu’il laissa fondre au coin du feu. Au bout d’une heure, l’eau fut tiède, Mosath commença à se déshabiller et, avant qu’il ne soit nu comme un vers, courrut verrouiller la porte. Une fois qu’il fut sûr que personne ne pouvait le déranger, il finit de se déshabiller, et plongea dans son bain. L’eau chaude, au contact de sa peau, lui procura une sensation de bien-être qu’il n’avait plus ressentie depuis longtemps. Alors il se mit à naviguer parmi ses pensées, ses inquiétudes et ses joies. Il se rappela qu’il fut un temps, où il avait un ami, plus qu’un ami c’était comme un frère pour lui, ils se voyaient très souvent, au moins une fois par semaine, en fait, dès qu’ils avaient du temps libre, ils le passaient ensemble, leur seul sujet de dispute était le lieu où ils poursuivraient leurs aventures. Puis vint le jour où cet ami toqua à la porte comme les autres jours, puis comme les autres jours, il entra puisque la porte était déverrouillée, en fait, c’était un jour comme un autre, sauf que cet ami, était en train de pleurer. Mosath lui demanda ce qu'il se passait, il répondit dans un sanglot : "Je dois déménager." Ces trois mots claquèrent dans l’air et un long silence s’installa. Au bout d’un moment, il se rendit compte de ce que ce déménagement impliquait… Ils ne se verraient probablement plus ou presque… Bien sûr, les parents des deux amis, pour faire passer le chagrin leur disaient qu’ils se reverraient pendant les vacances, que les tofus leur permettraient de garder le contact… Au début, cela fonctionna, puis petit à petit, le temps de réponse des tofus s'allongeait, le peu de moment où ils se virent, ils sentaient qu’une distance non plus seulement géographique se créait… Ils savaient que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’ils ne se parlent plus et à terme, qu’ils ne s’oublient… Cette pensée fit couler une larme des yeux de Mosath qui alla se perdre dans son bain ce qui le fit revenir à la réalité.


Soudain, on frappa à la porte. Mosath alors, sortit de son bain, se rhabilla et alla ouvrir. C’était une jeune iopette qui avait, soi-disant besoin de sucre. En réalité, ces deux-là se tournaient autour depuis un petit bout de temps. Elle était grande, avait de longs cheveux blonds foncés, des yeux bleus. Mosath était fou-amoureux d’elle, pourtant, malgré son courage au combat, il n’osait pas lui avouer. Cela faisait un an qu’ils se voyaient tous les jours, notamment au centre d'entrainement des disciples de Iop. En cours, leur regard se croisaient très régulièrement parfois, il lui souriait, d’autres fois, il détournait le regard, à chaque fois, ce regard lui réchauffait son cœur endurci par la guerre. Mosath s’excusa de l’avoir fait attendre et lui donna ce dont elle avait besoin. Une fois qu’elle fut partie, il se reprocha de ne pas lui avoir proposé de rester un peu. Alors, il prit une profonde inspiration, et couru pour la rattraper. Il ne la voyait pas, et continua de la chercher dans la bourgade quand soudain, il la trouva enfin. Elle était contre le mur d’une maison, non loin de la sienne. Un Roublard était derrière elle, il braquait son arme sur la bien aimé de Mosath. Son sang ne fit qu’un tour, il s’approcha discrètement dans le dos du roublard, lui saisit le bras. Il sursauta et se retourna vers le Iop qui resserra encore plus son étreinte. Le roublard fit une grimace et tira sur la Iopette qui s’écroula dans la neige…

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MessageSujet: Re: Retour aux sources   Lun 4 Juin 2012 - 22:29

Chapitre 2 : Une lame:

Il hésita un moment, que devait-il faire ? Le tuer ou tenter de la sauver ? Il dévisagea le bandit et lui donna un terrible coup de poing qui l'envoya au sol. Pour être sûr de ne courir aucun risque, il lui donna un violent coup de pied sur le visage et accouru auprès de la iopette au sol.

Il vérifia tout d'abord si il n'avait pas pris trop de temps avant de se décider ; Il se mit face à elle, et fut soulager de voir qu'elle était encore en vie. Le Roublard l'avait touchée au ventre. Le Iop se souvint alors des consignes que Cyclophena lui avait donné dans un cas similaire. Il s'empressa alors de les appliquer : Il devait d'abord la mettre sur le côté, pour ne pas qu'elle s'étouffe toute seule, ensuite, il fallait s'occuper de la blessure, la balle avait traversé la Iopette, Mosath pouvait donc la sauver en renfermant les plaies grâce à des potions, il regarda dans sa sacoche et trouva quelques fioles. Il les versa délicatement sur les plaies de sa douce qui gémit, la plaie commença à se refermer, mais très vite, il se rendit compte qu'il n'en aurait pas assez. Il était alors coincé, il ne pouvait pas la laisser là, toute seule, à la merci de n'importe qui ou de n'importe quoi, d'un autre côté, il fallait bien faire quelque chose s'il voulait qu'elle s'en sorte.

Il utilisa alors la dernière option qu'il lui restait. C'était une technique qu'il avait enseigné à tous ces soldats de la Brume, il appelait cela le « dernier recours ». Ce n'était qu'un nuage dans le ciel pour beaucoup... Mais pour n'importe lequel de ses soldats cela voulait dire : « Envoyez moi du renfort » . Ce fut Cyclophena qui vu le signal en premier, elle prit quelques soldats et fut sur les lieux en quelques minutes. Une fois sur les lieux, en bonne disciple d'Eniripsa, elle sauva la Iopette en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Alors Mosath repensa au bandit qu'il avait laissé sans surveillance. Il se retourna et ne vu que quelques gouttes de sang dans la neige. Il frissonna au moment où il se rendit compte que si le bandit l'avait voulu, il ne serait plus de ce monde.

C'est pour cela que la jeune Josette et lui décidèrent de ne pas le traquer pour se venger. Cette mésaventure le toucha profondément dans son esprit. Il était plus méfiant que jamais : prêt à sortir son arme à tout moment, tous ces sens étaient perpétuellement en alerte. Mais ce ne fut pas la seule conséquence de cette péripétie, il se rapprocha un peu de sa douce : Il savait désormais son nom : Remay. Il s'autorisait à lui faire la bise dès qu'il la croisait ce qui était déjà un immense effort pour lui. Il ressentait quelque chose, il ne savait pas si c'était de l'amour mais dès qu'il la voyait il avait l'impression que chacune de ces paroles étaient idiotes, ce qui compliquait encore plus les choses .

Puis, le doute qui pesait sur le bandit commençait à lui trottait dans la tête : Pourquoi, si il était encore en vie, n'en a t'il pas profité pour les tuer tous les deux ? Si c'était un simple vol, il aurait était gagnant, si c'était un contrat, il aurait été sûr de l'avoir accompli. Mais non, il avait laissé Remay entre la vie et la mort dans la neige.

Malgré la décision qui fut prise, il chercha donc à le retrouver. Et c'était sans compter sans une nouvelle attaque du roublard sur la iopette ... Il l'a surveillée presque à longueur de journée. Il ne voulait pas l'espionner pour voir ce qu'elle faisait, mais il s'en voulait pour cette attaque qu'elle avait subie, il voulait donc être là, si cela devait se reproduire. Il braquait encore une fois une arme contre la Iopette, il prit alors une épée qu'il venait de forger, elle était comme toutes celles qu'il avait forgées,  rapide, maniable, très aiguisée, en un mot : Mortelle. Il s'approcha donc discrètement du bandit. Son approche fut d'un silence lourd, pesant. Une fois à la droite du bandit, il donna un coup violent du bras gauche sur le bras avec lequel le Roublard portait le pistolet. Puis il enfonca la lame dans le ventre du bandit qui s'écroula. Du sang remonta dans la bouche. C'est alors que Mosath s'abaissa auprès du mourant pour lui parler :



« Tu as vraiment cru que tu pourrais l'attaquer une deuxième fois sans me croiser à nouveau ?

Le roublard ne répondit pas. Mosath ajouta :

Je vais te laisser une chance, j'ai dans ma sacoche de quoi te permettre de survivre jusqu'à ce qu'une Eniripsa arrive. Soit tu parles et tu vis, soit tu te tais et tu meurs... Comment dit-on déjà ? Vivre ou mourir ? »

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MessageSujet: Re: Retour aux sources   Ven 7 Sep 2012 - 23:22

Chapitre 3 :Illusion :

Le roublard, eut un sourire malsain, il regarda Mosath droit dans les yeux et dit :
« Et toi, tu pensais vraiment que je me ferais avoir si facilement ?
Il sorti un détonateur et ajouta à son tour :
-J'ai dans ma main, de quoi faire exploser tout ce qui nous entoure ... Si je dois mourir, je t'assure que ce ne sera pas seul. »

Dans cette situation peu accommodante, Mosath n'eut d'autre choix que de soigner celui qu'il allait tué il y a quelques secondes. Le roublard rangea son détonateur et se releva. Il affichait un sourire victorieux jusqu'aux oreilles. Mosath se savait vaincu. C'est alors que le roublard se tourna vers la Iopette qui avait sorti une épée à son tour. Elle frappa le roublard une première fois. Le roublard, surpris par cette attaque, n'eut pas le temps de replonger sa main dans sa poche. La iopette lui donna un second coup qui lui trancha la tête. Cette fois-çi, le roublard était une fois pour toute, mort. Ensuite, ils rentrèrent chez eux, comme si de rien n'était. Ils avaient choisi de ne pas s'éterniser sur cette affaire et d'oublier.

Pour Mosath, tout était clair, cette aventure serait le déclic. Il fallait annoncer à Remay ce qu'il ressentait. Rien n'était acquis, il le savait, mais il était confiant. Quelques jours plus tard, il envoya ce tofu messager à Remay :

« Demain, il faudra que je t'annonce quelque chose »
Quelques minutes, un tofu revenait à la fenêtre de Mosath et y posa un petit parchemin.
« Ah oui, et quoi ? »
Mosath sourit, il envoya ces quelques mots: « Si je te le dis aujourd'hui, ça n'aurait aucun sens, contente toi de venir seule près du temple. »
Le tofu de remay fut de retour deux minutes plus tard, un seul mot sur le parchemin : « Seule ??? »
Le sourire de Mosath s'effaça de son visage. Il écrivit : « Est-ce si dur de passer du temps avec moi ? »  Il envoya ce tofu avec beaucoup d'inquiétudes. Il eut l'impression que les quelques minutes qu'il dût attendre furent une éternité. Lorsqu'enfin, le tofu arriva. Il s'empressa de l'ouvrir. Il lu « Non, mais tu me dis de venir seule, je me doute bien de ce que tu veux me parler du coup » Il choisit de ne pas répondre...

Le lendemain arriva enfin, Mosath ne pouvait s'empêchait de sourire. Il repensait à ces 18 mois pendant lesquels il avait hésité. Aujourd'hui tout était clair, il ne pensait plus qu'à une chose, une seule. Il fallait qu'il la prenne dans ses bras. Il arriva au temple, Remay l'attendait déjà. Il eut un sourire magnifique, auquel elle répondit par un aussi beau sourire. Il se disait «  Cette fois ça y est ! » « J'y suis ! » Alors, il lui dit bonjour. Il était très tendu. Il prit une inspiration. Remay ria et dit : « J'ai l'impression que tu vas me faire une déclaration » Il dit « c'est à peu près ça » Il avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine, il le sentait presque arracher ses côtes. Il prit une seconde inspiration et à ce moment, Remay dit : « Attends, il faut que tu saches quelque chose avant que tu ne commences : Au risque de te décevoir, mon cœur n'est pas à prendre. Ce fut une réelle surprise pour lui, il avait craint cette phrase pendant si longtemps,et l'entendre sortir de la bouche de Remay, alors qu'il était si proche du but. Elle lui dit : «  Donc que voulais tu me dire ? » Il bafouilla, il se senti terriblement gêné. Pour la première fois de sa vie, il était sans arme. Il réussi presque inconsciemment à dire : « Ah ! Bha c'était justement ce que je voulais savoir »  Elle paru surprise : «  Ah oui ? Et comment tu as deviné ? »
« Ca se voyait bien , je ne suis pas dupe, tu es avec Chaytein, n'est-ce pas ? » Elle répondit simplement oui. Il lui dit alors : « Tu vois, ce n'est pas si terrible de discuter avec moi, tu as survécu » Puis il s'en alla. Pendant le trajet du retour, il cherchait comment cela avait il pu se produire. Et en réalité, au fond de lui, une petite voix dit : « je t'ai pourtant mis en garde assez souvent » Et en effet, cette voix, c'était celle de ses doutes. Il l'avait entendu pendant un an et demi. Mais il avait choisi de l'ignorer, il était terriblement triste et déçu, il sentait les larmes monter. Il rencontra Cyclo, elle savait déjà tout, car elle trouvait toujours les petits mots de Remay. Elle lui demanda :
« Alors ? » Mosath répondit :
-Alors ... Elle est déjà avec quelqu'un
Cyclo fut de grands yeux : -Quoi ? Sérieux ? Mais non, impossible ! Mais ça devait être t... Oh mon pauvre, je suis désolée pour toi ! Ca va ?
Il répondit simplement : -Ouais ça va, en même temps je m'en doutais un peu...
-C'est tout l'effet que ça te fait ?
-Bha écoute... Oui »

Dans sa tête Mosath se disait: «  Bha, tu veux quoi ? Que je me jette à tes pieds en chialant ? J'ai pas eu l'air assez con aujourd'hui peut-être ?  Le jour où quelqu'un me verra verser une larme, il est loin, très loin, jamais, JAMAIS personne ne me verra faible !
Il rentra chez lui, mangea, se lava, et alla se coucher. Il était enfin sûr qu'on ne le dérangerait plus. Alors il se laissa aller dans ses pensées, très vite, il pensa à Remay, à tout ce qui lui était arrivé ce jour-là. Et ces larmes qui attendaient près de ces yeux, enfin, elles purent sortir. Elles coulèrent le long de sa joue puis se perdit sur l'oreiller. Il se disait : Tant de peurs, tant de peines, tant de mal tout ça pour en arriver là, comme quoi ... « La peur n'évite pas le danger » J'ai toujours cru qu'on nous disait ça pour permettre de bénéficier d'une chair à canon idéale. Mais non, en fait c'est vrai.

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MessageSujet: Re: Retour aux sources   Mar 18 Déc 2012 - 23:17

Chapitre 4 : Rencontre :

Durant les jours qui suivirent, Mosath ne sortit plus de chez lui. Jusqu'à ce qu'enfin il se dit que tout cela ne pouvait plus durer, qu'il fallait qu'il se bouge pour avancer. Il décida d'utiliser tout ce chagrin, toute cette colère qu'il avait emmagasiné dans tout ce qui pouvait le faire progresser. Il se répétait inlassablement : « La peur n'évite pas le danger »  Et puis, il devint de plus en plus fort, même les membres les plus expérimentés du Royaume étaient impressionnés par sa force.  Peu à peu, cette tristesse s'était transformée en assurance. Puis cette assurance s'était transformée en courage. Et enfin, elle s'était transformée en témérité. Mosath en était conscient, si bien qu'il répétait souvent qu'il n'avait peur de rien, sauf de ce qui ressemblait de près ou de loin à une arakne ! Il se lançait des défis insensés : Les combats à mains nues figuraient parmi ses favoris. Sa capacité à encaisser les coups et sa force lui procurait bien entendu un avantage considérable sur ses adversaires.
Un jour, un xélor encore plus téméraire que lui,le provoqua. Il voulait qu'ils combattent, sans équipements, dans la forêt des pins perdus. Serait déclaré perdant celui qui se ferait dévoré en premier. Le général ne comprenait lui-même pas pourquoi le xélor prenait autant de risques en provoquant Mosath, dont le corps était taillé pour ce genre d'exercices, en duel. Pourtant il choisit d'accepter. Le lendemain, ils étaient tous deux au rendez-vous. Le xélor enleva sa coiffe et sa cape, Mosath fit de même. Ils enlevèrent leurs anneaux, amulettes, bottes et ceintures : tout ce qui pouvait amplifier leur puissance magique. Enfin Mosath posa son épée et le xélor posa son énorme marteau. Ils étaient fin prêts. Le vent glacial soufflait. Pourtant les deux combattants restaient impassibles, immobiles, ils se regardaient droit dans les yeux. Alors ils s'approchèrent l'un de l'autre, doucement. Ils étaient tout les deux d'un calme glacial, au moins autant que le vent de frigost. Ils levèrent tout les deux les poings pour protéger leur visage et le combat commença.
Mosath donna le premier coup, il avait touché le xélor dans le foie, il baissa sa garde. Mosath en profita, il assaillit de violents coups de poings le xélor, qui au bout de quelques minutes, s'effondra dans la neige. Il l'avait terrassé, il n'eut même pas le temps de frapper une seule fois ... Son adversaire était bien trop inexpérimenté pour espérer gagner face à un disciple Iop. A tel point que le Iop fut pris de remord d'avoir accepter ce défi stupide, pourtant, les commandements étaient clairs à ce propos : « Tu n'auras de pitié que pour les trépassés ». Alors, Mosath récupéra ses équipements et rentra chez lui. Les heures s'écoulaient, Mosath repensait à sa victime du jour... A l'heure qu'il était, le xélor était probablement en train de se faire dévoré par un smilomouth. Mosath se coucha mais ne trouvait pas le sommeil. Il rejoignit la taverne de frigost. Un ivrogne le reconnu :
« Héhé te voilà ! Dit-il d'un ton rieur.
-Et bien oui ...
-J'en déduis que la demi-portion de xélor qui faisait le mariole hier, a rejoint l'autre monde.
-En effet.
-Paix à son âme, dit l'ivrogne en rigolant. Tu as l'air triste ? Bois donc un verre, ça te remontera le moral !
-Après tout ... Tavernier, une choppe !
-A la bonne heure ! Raconte moi donc, combien de fois t'a t'il frappé ?
-Aucune, il n'a même pas eu le temps de cogner. L'ivrogne explosa de rire, son haleine et la taille de son ventre, suggéraient à Mosath qu'il devait être un habitué. Mosath bu sa choppe d'un trait.
L'ivrogne cria alors :
-Pour te récompenser de ta bravoure, je t'en paye une autre !
-Trop aimable. Merci, mais je n'ai plus soif.
-Ah ! Monsieur est difficile !? Et bien dans ce cas, Walter ! Apporte-nous du Friswein !
Le tavernier frigostien apporta une étrange bouteille contenant un liquide d'une étrange couleur.
-Qu'est-ce que c'est ? Demanda alors Mosath.
-Le firswein ? Demanda Walter, le tavernier.
-Oui ? Je n'en ai jamais bu.
-C'est une boisson typique de Frigost ! Vous habitez l'île ?
-Depuis peu.
-C'est excellent, ça a un goût très sucré, c'est à base de raisins vendangés gelés. Par contre c'est beaucoup plus fort en alcool que la bière. Mais vu votre carrure imposante, ça ne devrait pas vous poser de problème, ne rentrez pas en dragodinde par contre, sauf si elle a été dressée pour vous ramener chez vous toute seule !
-Ne vous en faites pas pour moi. » Mosath se servit alors un verre.

Il trouvait cette boisson excellente, mais il choisit de ne pas en reprendre et de rentrer se coucher, il n'était pas du même genre que cet ivrogne, même lorsqu'il déprimait, il n'envisageait jamais l'alcool comme solution pour se débarrasser de ses soucis. Pourtant, la vie avait beaucoup plus ébranlé sa forteresse intérieure qu'il ne le laissait paraître. La Mort était omniprésente, : Amis, camarades, connaissances ou étrangers, pas une seule journée, sans qu'il ne la côtoyait.
Mais ce qui le perturbait vraiment, c'était toujours les beaux yeux bleus de Remay. Parfois, il se disait que c'était sûr, elle l'aimait, elle ne serait pas aussi proche de lui dans le cas contraire. Puis, il revenait à la réalité. Il n'y avait rien, absolument rien. Ils étaient tout au plus amis, mais certainement pas amants. Et à chaque fois qu'il en arrivait à ce constat, Mosath allait se vider de toute cette colère, sur les champs de bataille.

La suite logique de cette journée, était donc le combat, et justement, une bien sombre affaire n'allait pas tarder à occuper toutes ses pensées. Une sorte de milice, plus ou moins bien armée, d'après les renseignements que les espions que Mosath avait envoyés. Ils osaient crier haut et fort que le Royaume de la Brume n'était rien d'autre qu'une secte gouvernée par un Gourroux sénile qui n'avait pour objectif que de se remplir les poches. Mais trop de doutes subsistaient , il fallait envoyé quelqu'un. Et c'est tout naturellement que Mosath s'autoproclama meilleur candidat. Cependant, Cyclophena n'était pas tout à fait du même avis, il fallait envoyé un spécialiste, quelqu'un dont ce serait l'unique mission d'infiltrer les troupes ennemies, de trouver et de communiquer les points faibles des ennemis de la Brume. Beaucoup de candidats, mais Mosath, devait bien se décider, il décida d'envoyer le seul disciple de Sram de l'armée de la Brume, même si les bombes et les pistolets avaient, selon lui, surpassés depuis longtemps les dagues et les pièges. Il était très expérimenté, et surtout très bien armé. Ses bombes étaient capables de ravager un campement tout entier en quelques secondes et il maniait son pistolet avec une précision redoutable. Jamais plus d'un tir pour tuer un garde, ou tout autre perturbateur. Il était probablement le meilleur candidat, le problème c'est qu'il ne pouvait pas se rendre dans le palais de la Brume, c'était bien trop risqué, si jamais une taupe était infiltrée et qu'elle le voyait, sa position serait compromise et sa vie en danger. C'est pour cela que Mosath choisit de mettre en scène une rencontre hasardeuse, dans la taverne de Frigost. L'espion, y serait dès l'aube, Mosath y entrerait en début de soirée. Le silence et le secret seraient les maîtres mots de cette mission. Personne ne saurait qui avait été finalement choisit par Mosath, pas même Cyclo. D'ailleurs, Mosath ne connaissait même pas le vrai nom du Roublard. Il se faisait appelé Otralab, mais ce n'était surement pas son vrai nom... Une seule règle pour cet entretien : Abattre quiconque découvrirait le but de cette rencontre, qu'il soit allié, ennemi ou neutre, personne ne sortirait vivant.

Tout se passa sans encombre, quand Mosath entra dans la taverne, il trouva son complice sans peine. Ils commencèrent à discuter.

«  Bon sang, j'ai cru que tu ne viendrais jamais. Pourquoi diable une telle mise en scène ?
-Parce qu'il faut à tout prix que cette mission reste secrète. Tu sais ce qu'on dit : «  Qui sait garder un secret, connaît la voie du succès. »
-Moi je me suis franchement ennuyé aujourd'hui et tu sais ce qu'on dit : «  L'ennui est un des visages de la mort » Mosath esquissa un sourire, il caressa la barbe naissante de son menton, puis dit :
-Tu veux jouer ? Que dis-tu d'un petit concours de bras de fer ?
-Tu plaisantes là ? Mosath se leva et cria :
-Mes amis ? On me dit que vous êtes parmi les plus grands minables que la Terre porte, et que même un chafer vous battrait au bras de fer, je n'ose pas croire ces dires, aussi, j'aimerais les vérifier par moi-même. Il ajouta :
-C'est simple, la moitié d'entre vous m'affrontera l'autre moitié, affrontera mon collègue ici présent, le premier d'entre nous deux qui perd une manche, paye sa tournée, qu'en pensez vous ? »

C'est ainsi, que débuta une bien étrange « rencontre secrète » ... Tout d'un coup, un premier événement vint perturbé la bonne ambiance. Les adversaires des deux hommes perdaient bien entendu tour à tour, mais la foule autour de leur table s'agrandissait. Mosath, affrontait un marin du port de Frigost. Il avait sa manche de remontée, il le regarda droit dans les yeux et l'invita à s'asseoir en face de lui. Il posa son coude sur la table, et plongea un regard triompheur dans les yeux de son adversaire qui posa son coude avant de serrer la main de Mosath. Mosath serra la main de son adversaire, commença alors l'énième défi de la soirée. Il resserra son étreinte, le marin grimaça, et  Mosath réussit à le vaincre... Il sourit, puis dit d'un ton moqueur : « Suivant ! » Ce à quoi une jeune femme, au milieu de la foule, répondit : «  Le suivant est une suivante ».... Il leva la tête pour voir le visage de son prochain adversaire, le sourire toujours accroché aux lèvres. Lorsqu'il reconnu le visage ce sourire s'envola, il dit :
« Re ... Remay ? Mais... Qu'est-ce que tu fais ici ? » Elle sourit :
-Je viens te mettre ta raclée au bras de fer. A ces mots, les derniers évènements lui revinrent en mémoire. Mosath aussi puissant était-il, n'était toujours pas à l'aise avec l'élue de son coeur. Il dit sèchement :
-Et bien, je crains fort que ce soit impossible, ce concours, vient juste de se terminé
-Aurais-tu peur de perdre ?
-C'est toi qui risque de perdre quelque chose si tu restes ici, et crois moi, tu ne risques pas qu'une simple manche bras de fer ! Ne reste pas là. »

C'est alors qu'un couteau, sortit de nul part, vint se planter dans le bras gauche de Mosath. Il serra les dents. Un silence lourd tranchait avec le brouahaha qui s'était installé depuis le début du petit concours. En face de lui, un homme dit d'un ton menaçant :
« Reparle-lui comme ça, et le prochain sera entre tes deux yeux. »
Mosath retira le couteau, et le planta dans la table en bois qui était à côté de lui. La lame était tâchée de son sang. Il regarda l'homme qui venait de lui lancer. Il l'avait lancé depuis la porte, Mosath lui, était droit devant. L'homme était assez grand et costaud, mais Mosath était bien plus imposant. Il s'approcha doucement de lui. Alors l'homme mystérieux prépara un second couteau. Otralab, quant à lui, prépara son pistolet. Puis il bondit sur l'homme, l'assaillit d'un coup dans le ventre. L'homme n'était personne d'autre que son rival vis à vis de Remay,Chaytein. Il lâcha le couteau et mis ses deux mains sur son ventre. Il tomba sous l'effet de la douleur. Alors, Mosath le cogna d'un violent coup au visage. Puis il le lança au milieu de la taverne. Il s'écrasa juste au niveau de la table où était planté le couteau. Mosath s'en saisit, se baissa, et le lui mis en dessous de la gorge.
«  Retouche-moi encore une fois, et je te jure que tu ne sauras plus jamais lancé un couteau, tu m'as compris ? »

Remay avait regardé la scène, sans croire réellement à ce qu'elle voyait. Elle était restée là, dans la foule, sans vraiment comprendre, puis elle s'en alla brusquement. Mosath voulu la suivre mais un colosse se mit en travers de sa route :

« Laisse moi passer.
-Sinon quoi ? Répondit-il.  Mosath lui envoya alors un violent coup de poing en pleine figure.
-Sinon il va t'arriver des bricoles. »
Puis il s'en alla. Mais il ne réussi pas à rattraper  Remay, il regagna alors le palais de la Brume avec le Roublard. En chemin, ils eurent cette conversation :

«  Si je puis me permettre ...
-Non, tu ne peux pas. Rétorqua sèchement Mosath
-Ok, très bien, j'imagine qu'on parle seulement de la manière qu'on va utiliser pour les infiltrer désormais. Je trouve notre premier contact relativement mouvementé. Et je n'aime pas ça.
-C'est bien dommage, mais pour ta gouverne, les infiltrer ne m’intéresse nullement. Ce que je veux, c'est les faire taire.
Un court silence puis le roublard dit : - C'est toi qui voit Mosath ... Mais les tuer purement et simplement, les transformera en martyr et leurs idées trouveront encore plus d'écho dans les oreilles des plus enclins à les croire.
- Et bien ceux-là aussi mourront ... »

Voilà la suite de ma petite histoire, certes un peu tardive, mais qui je l'espère, saura vous plaire, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires et/ou suggestions.

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